mardi, août 23, 2016

Le Canada à la dérive

AFP :

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Le port du voile islamique par les femmes musulmanes est désormais autorisé dans la Gendarmerie royale du Canada, a annoncé aujourd'hui le gouvernement canadien.

"Cette addition à l'uniforme" de la police montée a été décidée récemment par le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Bob Paulson, a dit à l'AFP Scott Bardsley, porte-parole du ministère de la Sécurité publique.

La décision "de permettre aux membres féminins de confession musulmane de porter le hijab, si elles le désirent", vise à encourager ces dernières "à envisager une carrière avec la Gendarmerie royale du Canada", a déclaré M. Bardsley, confirmant des informations du quotidien La Presse. Le porte-parole n'était pas en mesure de dire si des femmes portent actuellement le hijab dans la police fédérale, renvoyant l'AFP à la GRC, qui n'avait pas encore réagi.

La mesure est en vigueur depuis janvier, selon La Presse, qui a obtenu des échanges d'information entre le commissaire de la GRC et le ministre de la Sécurité publique, en vertu de la loi d'accès à l'information.
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La tyrannie molle et l’oubli de la liberté

Quand je dis que nous vivons sous une tyrannie molle, beaucoup m’approuvent mais d’autres contestent, estimant que j’exagère.

La discussion fait vite apparaître que nombre de nos contemporains ignorent ce qu’est une société libre. C’est assez désespérant.

En voici quelques caractéristiques :

♘ respect de la vie privée (donc pas d’hygiénisme).

♘ des lois peu nombreuses, simples et fortes, compréhensibles par tous (tu ne tueras point, tu ne voleras point, etc.).

♘ liberté d’expression et de communication (je vous rappelle qu’aujourd’hui, on peut être condamné pour des propos « racistes » tenus en privé).

♘ liberté de disposer de ses biens, donc impôts bas et réglementation légère (car, les impôts et les règlements vous enlèvent toujours d’une manière ou d’une autre la jouissance d’une partie de vos biens).

♘ permis de posséder et de porter une arme (car c’est, comme la propriété privée, et encore plus qu’elle, la garantie ultime que vous serez respecté).

 ♘liberté d’installation, d’association et de profession.

 ♘ liberté de culte.

 ♘ liberté d’éducation.

♘ participation au gouvernement, soit directement, en étant élu ou tiré au sort, soit indirectement, en votant.

♘ souveraineté populaire.

♘ respect des traditions (la tradition est la démocratie des morts, d'après Chesterton).

♘ respect des frontières (car les lois, la souveraineté populaire et la participation au gouvernement n'existent qu'à l'intérieur de frontières nettes et forts).

On peut en trouver d’autres.

La société libre idéale n’a jamais existé mais il est possible de s’en rapprocher ou de s’en éloigner. Nous en sommes très loin. Un Français d’avant 1914, ou même d’avant 1939, était, malgré la lourde contrainte du service militaire, beaucoup plus libre qu’un Français de 2016. Nous sommes tellement habitués à nos chaines, faites de lois, de règlements et d’impôts, que nous en venons à les oublier, mais elles existent bel et bien.



Sommet européen post-Brexit : pourquoi Londres ne perdra pas la City Vox Economie

Sommet européen post-Brexit : pourquoi Londres neperdra pas la City

Article intéressant au-delà de la question d'actualité car il donne des ordres de grandeur :


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Londres est la plus grande place financière mondiale. Elle gère 20% des actifs des hedge funds mondiaux, 85% des actifs des hedge funds européens et 45% du marché des dérivés de gré à gré. En plus d'hedge funds et de compagnies d'assurance du monde entier, elle héberge 250 banques originaires de 56 pays. Elle est la première place mondiale pour le marché des changes, contrôlant plus de 40% du marché des devises et étant le premier centre pour les volumes d'échanges du renminbi chinois. Elle est première aussi pour les crédits bancaires internationaux, les produits dérivés, les marchés des métaux et de l'assurance. Elle occupe la deuxième place du palmarès mondial (derrière New-York) pour les emprunts internationaux, dont elle fournit près de 20% des prêts.

Elle assure 60% des mouvements financiers européens et est la seule place financière européenne vraiment globale. Elle est l'une des quatre grandes places financières pour les affaires africaines (les trois autres étant Paris, Casablanca et Johannesburg), le coeur de la finance islamique et le lieu de recyclage des pétrodollars du Golfe.

[…]

Paris, 20ème place financière mondiale et 8ème place européenne (derrière le Luxembourg et Jersey!) .
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Crise du lait, de l'élevage, des céréales… l'agriculture française est en faillite

Crise du lait, de l'élevage, des céréales… l'agriculture française est en faillite

La population française est urbaine et péri-urbaine, les agriculteurs, tout le monde s'en fout, sauf comme folklore.


dimanche, août 21, 2016

Le drame d'un pays dirigé par les premiers de la classe

Marc Bloch (1), dans son témoignage à chaud de juillet 1940, L'étrange défaite, nous dit qu'un des drames de l'armée française est d'avoir été dirigée par des premiers de la classe et par des bons élèves.

Qu'est-ce qu'un bon élève ?

C'est avant tout un élève qui sait faire plaisir au professeur, lui donner ce qu'il attend. Ensuite, c'est un élève capable de résoudre sur table en un temps limité un problème circonscrit et bien exprimé.

Transposé dans la vie adulte, ça donne un type qui sait faire plaisir au chef (l'équivalent du professeur) et qui ramène toutes les situations de la vie à des problèmes à résoudre dans l'abstrait.

Imagination, pragmatisme, doute, modestie, empirisme ne font pas partie du paysage.

Un bon élève, confronté à un problème de la vraie vie, mouline toutes les données dans son puissant cerveau, génère la solution idéale et fonce (en général, droit dans le mur). Car la solution trouvée a toujours une caractéristique qui n'est pas pertinente : elle fait plaisir au chef ou, au moins, ne le dérange pas trop (ou ne dérange pas trop l'ordre établi).

Ce trait national est si évident que le philosophe libéral Hayek lui a donné un nom français : « L'esprit de Polytechnique » (que Hayek, pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté, emploie toujours en français dans le texte).

On pense immédiatement à Jean Bichelonne (2).

Pourquoi ces échecs des premiers de la classe ? Tout simplement parce que la vie n'est pas un concours scolaire.

Les grands hommes ne sont pas des premiers de la classe, quand ce ne sont pas carrément des cancres, comme Churchill. Les premiers de la classe font d'excellents seconds, pas des dirigeants.

Comme il faut une exception à toute règle, Georges Pompidou était un premier de la classe. Mais il avait gardé de ses origines auvergnates une grande méfiance vis-à-vis des intellectuels. Il a théorisé la chose dans ses mémoires. Comme le fait remarquer avec finesse son biographe, Pompidou était un érudit plus qu'un intellectuel. Il représentait cette exception d'un premier de la classe qui n'avait pas perdu en route son bons sens paysan, question de caractère encore plus que d'intelligence. Ou alors une forme supérieure d'intelligence.

C'est assez similaire à la sclérose de la caste mandarinale en Chine. Nous connaissons le malheureux destin de l'Empire du Milieu.



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(1) : si vous ne connaissez pas Marc Bloch. Sur les photos, c'est un intello à lunettes. C'est ce qu'il est : universitaire, historien médiéviste, fondateur de l'école des Annales avec Lucien Febvre.

Mais pas seulement : sergent en 1914 dans l'infanterie, il termine la guerre capitaine, après avoir fait la Champagne, la Somme et la deuxième bataille de la Marne, celle de la victoire de 1918. Croix de guerre, quatre citations, légion d'honneur.

Invalidé par une polyarthrite, 53 ans, il rempile en 1939, plus vieux capitaine de l'armée française. Il est de nouveau de nouveau cité à l'ordre de l'armée. Un de ses camarades dit de lui : « Il y a des militaires qui ne seront jamais des guerriers. Il y a des civils qui sont des guerriers dans l'âme. Marc Bloch est un guerrier ».

Ses collègues d'Oxford s'inquiètent « Pourvu qu'il ne fasse pas de folies ». Ils ont bien raison de s'inquiéter : après avoir été torturé, Marc Bloch est fusillé en mars 1944 comme dirigeant d'un réseau de résistance.

Parmi les intellos binocleux guerriers, morts pour la France, il y a aussi Jehan Alain, organiste, compositeur pour orgue, père de famille. Le 20 juin 1940, aux environs de Saumur, envoyé en solitaire en reconnaissance motocycliste, il rencontre un peloton allemand. Il abat 16 Allemands avec son fusil avant d'être lui-même abattu. Si chaque soldat français de 1940 avait abattu 16 Allemands, le résultat eut été différent !

(2) : Jean Bichelonne est une caricature de Polytechnicien : major à l'entrée, major à la sortie, exceptionnellement brillant (la brillance est une qualité de cireur de pompes), carrière fulgurante. Il apprenait par coeur des pages d'annuaire pour se distraire. Cet homme exceptionnel se trompa de bout en bout.

Bien qu'il l'ait ensuite reniée, il a signé en juillet 1944 une pétition reprochant au maréchal Pétain de lâcher les Allemands. Un de ses professeurs, pour exprimer ses grandes faiblesses dans tant de force, a dit de lui : « Bichelonne ? Il sait tout et c'est tout » (dans le contexte, ce n'était pas un compliment). On dirait qu'il a été mis au monde pour illustrer la boutade « La différence entre un train et un Polytechnicien, c'est que le train, quand il déraille, il s'arrête. » Il est mort lors d'une opération chirurgicale en Allemagne fin 1944, ce qui soulagea beaucoup de monde à Paris, un procès avec sa mémoire phénoménale en aurait compromis plus d'un.





Pour nourrir votre réflexion

Antipresse est une lettre périodique suisse :

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Alexandre Zinoviev était cet autre Russe de génie qui décrivit l’essence du système totalitaire soviétique dans ses livres, en particulier dans Les hauteurs béantes. Cela lui valut de devoir s’exiler d’URSS en 1976 et d’atterrir en Europe de l’Ouest. En Allemagne plus précisément. A la différence de tant de dissidents pour qui le « monde libre » démocratique, anglo-saxon et libéral, représentait la terre promise, la fin de toute lutte et de toute réflexion, Zinoviev continua d’analyser sans complaisance son environnement et en tira une série d’essais dévastateurs. Dans l’un d’entre eux — est-ce dans La grande rupture ou L’Occidentisme ? — il raconte comment il avait eu la surprise de ne jamais rencontrer, « chez nous », deux phénomènes qu’il était certain de devoir rencontrer.

Le premier de ces phénomènes, c’était le capitalisme au sens classique. « Je n’ai pas rencontré de capitalistes, de capitaines d’industrie, de grands brasseurs d’affaires. Je n’ai vu que des patrons faisant tourner de l’argent qui n’était pas à eux : des employés des banques. » Pendant que nous pensions encore liberté d’entreprise, concurrence, marché, Zinoviev voyait déjà la financiarisation universelle jouant avec travail humain comme avec des jetons au casino.

L’autre phénomène que Zinoviev chercha avec sa lampe-torche tel un Diogène moderne, c’était… la démocratie. Certes, il avait vu les rituels électoraux auxquels la population était convoquée périodiquement — et auxquels elle se rendait de moins en moins — pour élire des représentants qui s’empressaient d’oublier leurs promesses et d’agir contre les intérêts de leurs électeurs. Mais de démocratie au sens premier de pouvoir aux mains du peuple, point ! Publiques ou privées, les instances administratives et économiques de l’Occident reposaient toutes sur des structures de pouvoir strictement pyramidales aboutissant à l’autorité d’un petit nombre. Il eut même la malice de relever que dans les soviets d’entreprise de son URSS natale, au moins, la balayeuse pouvait prendre la parole contre le chef de clinique et même obtenir gain de cause si ses griefs étaient fondés. A plusieurs reprises, il prophétisa que le contrepouvoir des syndicats, à l’Ouest, n’était qu’une concession diplomatique extorquée par la pression de l’empire communiste. Concession qui serait retirée sitôt que l’ennemi idéologique aurait disparu. Dont acte. La condition des salariés n’a cessé, de fait, de se détériorer depuis la chute du Mur en 1989. Les syndicats sont devenus des « partenaires » du patronat et la gauche de pouvoir a trahi sa morale et ses électeurs d’une manière à peine concevable. On n’aura pas attendu Merci Patron ! pour constater cette régression des rapports sociaux qui fait ressembler de plus en plus nos sociétés « avancées », nos fiers Etats-Providence, à l’Angleterre de Dickens.

A partir de telles observations, Zinoviev élabora sa théorie de la « Suprasociété globale ». A ses yeux, ce que nous appelons la « mondialisation » n’était que la substitution universelle des anciennes loyautés verticales par des loyautés horizontales. En d’autres termes, les élites ne faisaient plus allégeance au « terreau » qui les avait nourries, élues ou déléguées (famille, commune, région, communauté, nation…), mais uniquement à leurs pairs de même rang à l’échelon global. Bref, à leur caste. La dilution des frontières géographiques et politiques allait de pair avec un renforcement de la stratification sociale. Ainsi Zinoviev fut-il parmi les premiers à voir que le « gendarme planétaire », les USA, n’agissait nullement au nom des intérêts nationaux étasuniens, mais en tant que « bras armé » ou « zombie » au service d’une puissance occulte, c’est-à-dire non élue, non légitime, non déclarée. Une fois qu’elle aurait usé le molosse américain jusqu’à sa dernière canine, la Suprasociété pourrait tout aussi bien, me disait-il, se trouver d’autres chiens de garde.

Si elle invente des néologismes selon les besoins de la démonstration — et parce qu’elle explore des réalités totalement nouvelles —, la sociologie de Zinoviev n’a rien d’abstrait. Pour comprendre la politique des « décideurs », explique-t-il, on peut toujours étudier leurs idées et leurs principes, scruter les attentes de leur base électorale, examiner leur programme à la loupe — et l’on n’aura pas avancé d’un pouce. Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est avec qui ils dînent et qui peut entrer sans frapper dans leur cabinet. La description des cercles réels du pouvoir — famille, amant(e)s, amis, mécènes, « gourous » intellectuels, réseaux informels — permet de retracer des lignes de force qui n’ont aucun rapport avec les étendards politiques des élus. La Suprasociété globale apparaît ainsi comme un conglomérat de banquiers, de grands administrateurs, de nababs industriels, médiatiques et culturels, de diplomates, de hauts fonctionnaires internationaux, d’universitaires, de people, de technologues et d’élus. C’est un monde ductile où l’on évolue au gré des connaissances et des affinités et où les titres formels ne constituent qu’un « ticket d’entrée » ou une carte de visite. L’effondrement de tous les garde-fous institutionnels et coutumiers qui la bridaient tant soit peu la rend arrogante et de plus en plus visible. L’annihilation de la morale ordinaire et du sens commun favorise ce processus bien davantage que la décadence des institutions. Encore que ceci soit étroitement lié à cela. A l’heure qu’il est, cette suprasociété règne sans partage. Dans la « vertueuse » Suisse, plus de 9 conseillers nationaux (députés) sur 10 sont contrôlés par la Suprasociété via des conseils d’administration, faisant de la vie parlementaire une pure mascarade. Dans ce même pays, par ailleurs, une très sérieuse étude de l’université de Zurich a montré que l’économie mondiale était dominée par 147 sociétés seulement, mettant le contrôle effectif de l’humanité entre les mains d’un très petit groupe de gens qui ne représentent qu’eux-mêmes. Quel parti politique s’est emparé de ce thème capital ? Aucun.



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Des hommes sans coeur

Voici plus de 70 ans, dans un ouvrage bref et prophétique, le grand écrivain C. S. Lewis décrivait notre débâcle à venir et en appelait, du même coup, à la restauration des grands sentiments portés par la littérature. Ses phrases sont à retenir par cœur :

« Ce n’est pas un excès de réflexion qui les caractérise [les pédagogues semi-cultivés modernes], mais l’absence d’émotions fructueuses et généreuses. Ils n’ont pas la tête plus importante que celle de l’homme ordinaire: c’est leur torse atrophié par l’absence d’un grand cœur qui la fait paraître telle. Et pendant ce temps-là — tel est le côté tragicomique de notre situation — nous ne cessons de réclamer à cor et à cri les qualités mêmes que nous rendons impossibles. Il est devenu pratiquement vain d’ouvrir un périodique sans tomber sur des articles affirmant que notre civilisation a besoin de plus d’énergie, ou de dynamisme, ou d’esprit de sacrifice, ou de créativité. Avec une sorte de naïveté épouvantable, nous extirpons l’organe et exigeons la fonction. Nous faisons des hommes sans cœur et attendons d’eux vertu et hardiesse. Nous tournons l’honneur en dérision et sommes choqués de trouver des traîtres parmi nous. Nous châtrons et exigeons des hongres qu’ils soient féconds. »
  • (L’abolition de l’homme, traduit par Denis Ducatel aux éditions Raphaël.)


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Amis corses, contre le burkini, une solution : les plages à cochons

Amis corses, contre le burkini, une solution : les plages à cochons




samedi, août 20, 2016

Josey Wales hors-la-loi

Ce film de 1976 est une des premières réalisations de Clint Eastwood.

Il n'atteint pas la profondeur de ses grands films (Million dollar baby, Un monde parfait, La route de Madison, Gran Torino, etc. La route de Madison est mon préféré) mais il manifeste déjà la personnalité originale (c'est presque un pléonasme : tous les grands acteurs qui font dans le conformisme le plus éhonté, genre De Niro, ont très peu de personnalité, seulement des caprices)  de M. Eastwood (à choisir entre Robert Redford et Clint Eastwood, dont les trajectoires se ressemblent par bien des aspects, mon choix est vite fait, à cause du conformisme de l'un et de l'anti-conformisme de l'autre).

Il y a toujours dans les films d'Eastwood des nuances très humaines qui font que cet acteur-réalisateur-producteur qui vote Trump est apprécié par Télérama et le Nouvel Obs.

Pourtant, la fibre conservatrice est impossible à manquer : La route Madison, c'est tout de même l'histoire d'une femme qui tombe amoureuse et qui fait passe son devoir avant ses sentiments (invitum invita dimisit).

Revenons à Josey Wales : c'est un sudiste dont la famille a été massacrée par des pillards nordistes (si vous penchez coté nordiste, renseignez vous sur la marche de Sherman, la guerre n'est jamais belle, -surtout pas dans l'Iliade, c'est pourquoi ce poème a traversé les siècles).

Les Indiens y ont de l'humour, le héros est un peu débordé par les événements ... (pas dans lextrait qui suit) :

Burkini : les Rosbeefs n'ont aucune leçon à nous donner (remember Rotherham)

Comme notre commentateur Curmudgeon, je suis irrité. Les Rosbeefs qui nous font la leçon sur nos affaires de burkini commencent à me courir féroce sur le haricot.

Pour mémoire :

Affaire des viols collectifs de Rotherham


Nous sommes chez nous

Bon, je n'aime pas le slogan « On est chez nous » parce qu'il m'écorche les oreilles. Défendre la France en torturant la langue française m'a toujours semblé bizarre.

Mais sur le fond, je suis d'accord. Nous sommes chez nous, nous Français d'origine ou assimilés, contrairement à tous les métèques qui nous emmerdent.

Bon évidemment, tout le monde n'est pas très au courant des intérêts de la France :

Les Kurdes acceptent de payer le prix du sang pour triompher de l'islamisme en Syrie

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Franchement, le Quai d'Orsay, pro-turc, a tout fait pour empêcher la France d'aider les Kurdes. Ce qui est intéressant, c'est l'Elysée. Du côté de François Hollande, depuis sa réception en janvier 2015 des combattants de Kobané, la position de la présidence a franchement évolué dans le bon sens. L'Elysée a pris conscience, contre l'avis du ministère des Affaires étrangères, que ceux qu'il fallait défendre dans notre intérêt commun étaient les Kurdes syriens. La France a dès lors commencé à mener des frappes aériennes et à déployer des forces spéciales auprès du Front démocratique syrien. On peut évidemment considérer que ce n'est pas assez, mais, au moins, la France a été en pointe sur le dossier kurde, avec les Etats-Unis. L'Elysée a simplement compris à un moment donné qu'il s'agissait d'une guerre existentielle. Quand Daech frappe notre territoire et menace nos femmes et nos enfants, le seul moyen de mettre un terme au problème, c'est d'attaquer le mal à la racine en Syrie et en Irak. Les Kurdes de Syrie sont nos meilleurs alliés. En plus, ce sont des alliés qui ne pourront jamais se retourner contre nous parce que tous les peuples qui les entourent veulent leur disparition: les Perses, les Ottomans et les Arabes. Donc, pour les Kurdes, il n'y a pas de jeu d'alliance. Ce n'est pas: «un jour avec toi, un jour contre toi». Ils sont seuls, mais sont formidablement efficaces. La politique française a changé. Mais contre l'avis du ministère des Affaires étrangères! Ça c'est clair. Après la Russie, la Suède et l'Allemagne, la France est le quatrième pays à avoir ouvert le 23 mai dernier un bureau de représentation du Rojava.
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Mais certains raisonnent plus sainement :

Pourquoi la crise du Burkini n'est pas une vaine polémique












Brice Couturier : le Parti des médias et l'intelligentsia méprisent la réalité

Brice Couturier : le Parti des médias et l'intelligentsia méprisent la réalité

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Ce qui m'a frappé dans les débats des dernières années, c'est la difficulté avec lesquels ils sont parvenus à émerger. Car les plus importants d'entre eux portent précisément sur les sujets dont le «Parti des médias» - pour reprendre l'expression créée par Marcel Gauchet - tente d'empêcher l'évocation… Il y a comme ça, à chaque époque, des problèmes vitaux qui forment comme un angle mort du débat public. Ce sont précisément ceux qui vont décider de l'avenir. En 1936, après la remilitarisation de Rhénanie par Hitler, dans la plupart des médias français, il était presque impossible d'évoquer la perspective d'une guerre avec l'Allemagne. Tous les gens de bien étaient furieusement pacifistes… On trouverait bien un terrain d'entente avec le chancelier allemand, disaient-ils. Mais dans les cafés et les salons, on ne parlait que de ça.

Aujourd'hui, l'histoire est à nouveau en phase d'accélération brutale et le défi qui nous est lancé par l'islamisme politique, entré en phase de conquête du monde, est redoutable. Mais le Parti des médias, aveuglé par ses bons sentiments, préfère nous abreuver de petites nouvelles insignifiantes, d'une part, de ses grandes indignations, de l'autre.

Vous croyez à un «complot des médias» ?

Je n'irais pas jusque-là. Mais comment ne pas voir que le rassemblement de quelques milliers de bobos place de la République, prétendant proposer une réalité radicalement alternative, a été monté en mayonnaise afin de gommer les 4 millions de Français, descendus spontanément dans les rues pour protester contre les attentats islamistes de janvier? Pour ne prendre que cet exemple. De la même façon, chaque fois que le discours lénifiant sur le «vivre-ensemble» est contredit par des faits, ceux-ci font l'objet d'un remontage. Combien d'attentats islamistes ont été requalifiés en «actes commis par un déséquilibré»? Ou alors, on organise à la hâte une diversion.

[…]

La vie des idées, dans notre pays, pâtit du fait qu'un faible nombre de gens sont à la fois suffisamment qualifiés et suffisamment honnêtes pour en rendre compte. Les chers confrères, dans l'ensemble, préfèrent rabattre la nouveauté sur les schémas qu'ils connaissent. Cela a pour conséquence de figer le débat, de le ramener à des lignes de clivage devenues autant d'ornières: souverainistes versus euro-enthousiastes, républicains versus démocrates, libéraux contre étatistes, communautaristes contre républicains et, bien sûr, droite/gauche. Mais les nouveaux sujets transcendent ces catégories et les font exploser. Dans le domaine éthique, en particulier. Et on tente d'intimider ceux qui posent de bonnes questions en les traitant de réactionnaires, ou d'ultra-libéraux…

[…]

Lorsque j'ai vu la formidable réaction, spontanée, de la population, opposant 4 millions de poitrines aux tueurs, semblant dire: «nous sommes bien trop nombreux, vous ne pourrez pas nous tuer tous», je me suis senti conforté dans l'idée qu'il fallait défendre le vieux pays menacé.

Mais il faut en être conscient : il va devenir de plus en plus dangereux de vivre dans un pays qui refuse le chantage des islamistes : soumettez-vous ou bien vous mourrez. C'est une raison supplémentaire de rester: tenter de renforcer le camp de la résistance. Et non leur abandonner le terrain. Ne pas collaborer lâchement, comme la dernière fois …


Lors d'un débat sur «Nuit debout», vous avez quitté le plateau sur ces mots: «Moi je ne veux pas incarner à moi tout seul la diversité idéologique autour de ce plateau, donc je vous laisse entre vous.» Est-il devenu impossible de débattre en France ?

Écoutez, on venait d'entendre trois invités et un journaliste ayant fait un reportage sur place, à République, s'extasier, dire combien tout cela était nouveau, prometteur, bouleversant… A les entendre, on était à la veille d'une nouvelle prise de la Bastille, d'une réinvention de la démocratie. Ces affligeantes «assemblées générales» allaient accoucher d'une réalité alternative… On voit ce qu'il en est advenu: beaucoup de bruit pour rien. La surexposition médiatique de ces rassemblements contrastait péniblement avec l'affligeante pauvreté des propositions qui en émanaient. Mais le Parti des Médias rêve de l'arrivée au pouvoir d'une «vraie gauche de gauche». On nous a fait le coup avec die Linke, en Allemagne, puis avec Chavez au Venezuela, qui a ruiné le premier détenteur de pétrole de la planète… Ensuite, il y a eu Podemos, Occupy Wall Street, Jeremy Corbyn… Moi, je crois qu'on peut modifier le réel dans certaines proportions lorsque cela est souhaitable. Mais pas lui substituer une autre réalité, sous prétexte qu'elle serait plus conforme à l'idéal de certains utopistes. J'aurais disposé d'une minute pour dire que je n'étais pas au diapason de cet enthousiasme collectif, avant de me faire remettre à ma place en tant que «réactionnaire». Alors oui, j'ai refusé, non pas de débattre, mais de servir de tête de turc. Je suis resté à les écouter s'entre-congratuler. Je ne suis pas «parti en claquant la porte», contrairement à ce qu'ont écrit les médias gauchistes à l'époque. Trop de «débats», dans nos médias, sont ainsi «montés», de manière à en truquer le déroulement, empêcher la libre confrontation des idées. Il y a des experts …
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vendredi, août 19, 2016

Interdire pour ne pas tarir ?

Le geste essentiel, celui qui rend le sursaut possible, c’est de tarir immédiatement toute immigration musulmane.

Or, j’ai bien peur que toutes ces histoires autour des symptômes soient des diversions pour ne pas traiter la maladie. Pendant qu’on discute de la burqa et du burkini, les flots d’envahisseurs musulmans continuent d’entrer.

Si j’avais à choisir, je préférerais qu’on autorise le burkini et que plus un musulman ne s’installe en France. Et si je dirigeais, ça serait ni l’un ni l’autre.




Liens pêle-mêle : là où croît le péril, croît le remède

La France occupée

Et la milice passait, 4 par 4, prête à bondir ...

Rien de tel qu’une bonne milice

Cela nous promet de franches rigolades : si l'Etat fait fort mal son boulot, pour ne pas dire qu'il le sabote délibérément, il ne supporte absolument pas que quiconque se substitue à lui, en tout cas,  pas des blancs (car, dans certains quartiers colorés, il abdique volontiers ses fonctions régaliennes).

Burkini: pour en finir avec les juristes du dimanche

Hélas, il est italien, pas français :

La Sainte Messe n'a pas été instituée pour pour faire dialoguer les religions (et c'est un évêque qui le dit)

Cela mettra du baume au coeur à tous les chrétiens scandalisés de voir des musulmans invités à la messe par des curés.

Tout arrive, même que Thomas Sowell dise du bien de Donald Trump :

Trump and Blacks


jeudi, août 18, 2016

Allez hop, un article sur le burkini

Burkini : derrière la laïcité, la nation

Pas de révélation, rien que du très connu sur ce blog : halte au fétichisme juridique. Vive la politique ! Vive la nation ! Vive la France !

Scott Adams ne pense pas que Trump est fini

Mon précédent billet, disant que la campagne de Donald Trump échouait, a provoqué le courroux de certains.

Scott Adams est l'auteur du parfois génial Dilbert.

C'est une « success story » à l'américaine. Ingénieur à Pacific Bell, il dessinait ses « cartoons » quotidiens entre quatre et six heures du matin. Un jour, il eut l'idée, parmi les tout premiers, de signer avec son email, ce qui lui fournit un précieux retour des lecteurs.

Repéré par son patron, celui-ci le mit au placard, lui donnant des idées de plus en plus loufoques pour ses dessins. Enfin millionaire, Adams a démissionné et vit de son art.

Il ne vote pas, affirme qu'il se déclare clintonien uniquement pour sa sécurité, pour ne pas être lynché par ses compatriotes californiens.

Or, Adams croit sérieusement dans les chances de Trump, dont il parle régulièrement sur son blog. Je ne sais pas si ses analyses sont justes mais je vous les livre.

Ses trois arguments :

1) Trump est un maitre de la persuasion. Il est bien meilleur orateur que Clinton.

2) Les démocrates sous-estiment gravement Trump. Adams trouve la polémique sur la santé mentale de Trump ridicule. Ils se mettent dans un état d'esprit qui leur fait baisser la garde et les rend vulnérables.

3) Trump a fait le plein de mauvaises nouvelles et il n'est pas mort. Si l'on fait le compte des mauvaises nouvelles qui pourraient arriver d'ici le vote, il y en a plus coté Clinton que coté Trump. Autrement dit, une remontée de Trump est probable. Jusqu'à la majorité ? C'est à voir.

Deux notes :

1) Adams pense qu'une partie de l'élection sera truquée, parce que c'est pas cher, facile, quasi-indétectable et que ça peut rapporter gros. C'est un peu un rasoir d'Ockham politique : ce qui est pas cher, facile, quasi-indétectable et qui peut rapporter gros sera fait.

2) Il est beaucoup plus question de la santé d'Hillary Clinton aux Etats-Unis, à cause du poids d'internet qui contourne les medias « officiels », qu'en France. Nos journalistes ont des pudeurs révélatrices. La question est simple : Hillary Clinton souffre-t-elle d'un début de maladie de Parkinson (comme Hitler, bon là, c'est méchant) ou d'épilepsie ?




mercredi, août 17, 2016

Donald Trump, finito

A mon avis, la campagne de Donald Trump est finie, il n’a pas su se «présidentialiser ». Il n'a pas su tourner la page des primaires.

Bien sûr, je connais les arguments de ses partisans : il reste trois mois ; les débats télévisés (est-on si sûr qu’il va y écraser Clinton ?) ; la mobilisation de ses partisans.

Mais Donald Trump est dans une configuration que nous connaissons bien, puisque c’est celle, mutatis mutandis, de Marine Le Pen.

Sa personnalité et ses idées attirent une forte minorité de partisans très motivés, mais elles repoussent tellement de monde qu’on est sûr qu’il n’aura jamais de majorité.

Ces candidats peuvent gagner par surprise, lorsque leur victoire paraît si improbable que leurs adversaires ne se mobilisent pas ou se dispersent et que leurs partisans restent mobilisés. C’est le cas du passage au deuxième tour de Jean-Marie Le Pen en 2002. Mais, en dehors de cela, ils sont bloqués.

Leur défi consiste à ratisser plus large, en étant moins provocateurs, sans perdre leurs partisans. Pas facile, c’est la quadrature du cercle.

Marine Le Pen échoue (je crois que cela tient d’une part au côté PME familial du FN, qui ne fait tout de même pas très sérieux, et d’autre part aux limites de la dame, qui, sans être nulle, n’est pas excellente –pour comparer, Nigel Farage ou Marion Maréchal me paraissent meilleurs).

Et il me semble que Donald Trump est en train d’échouer. Je le regrette, mais c'est ainsi.

Maintenant, il peut encore gagner par surprise, parce que Clinton n’est pas séduisante. Mais, pour que les partisans de Clinton se démobilisent, il faudrait que Trump se taise et ce n’est pas trop dans son genre.

Ensuite, après la défaite de Trump ?

Deux hypothèses s’affrontent :

1) parti républicain en miettes, plus rien ne sera jamais comme avant.

2) on fait comme si Trump n’avait jamais existé et on continue comme avant.

Je penche plutôt pour la deuxième hypothèse, mais tout cela n’a guère d’importance : les « petits blancs » se mobilisent trop tard, ils sont déjà baisés (si vous me permettez cette vulgarité). Trump est venu trop tard. Le mal est déjà trop avancé. Trop d’immigration, trop de mondialisme, trop d’assistanat, ils sont condamnés à se sentir de plus en plus étrangers dans leur pays lui-même, et nous aussi.

mardi, août 16, 2016

Notre atout contre l'islamisation de la France : les musulmans

Les sondages montrent que la population musulmane de France se radicalise de plus en plus, pas seulement les terroristes, les autres.

Et pourtant, non, je ne me suis pas trompé dans mon titre. Je considère bien que les musulmans en France, une part d'entre eux au moins, sont notre atout contre l'islamisation.

Je partage le jugement de Houellebecq sur l'islam.

Plus important que mon petit avis, je soupçonne qu'il y a une forte minorité (hélas, pas la majorité) de musulmans très tièdes qu'il ne faudrait pas pousser beaucoup pour être d'accord. Ces histoires d'entrer dans les chiottes du pied gauche (ou droit, je ne sais plus), de s'habiller comme ci, de manger comme ça, c'est bien pour les paumés qui cherchent des repères ou pour les abrutis qui ne réfléchissent pas trop, ou encore pour ceux qui sont fascinés par la discipline, mais cela doit en barber plus d'un (et plus d'une). N'oubliez pas que la jeunesse iranienne est parmi les plus droguées du monde et je ne suis pas sûr que la jeunesse saoudienne soit très épanouie.

Que faudrait-il pour ces musulmans tièdes cessent d'être musulmans ? Simple : que nous soyons forts, capables de les protéger. Sinon, ils penchent du coté des radicaux pour avoir la sécurité. Et  que nous leur proposions autre chose (c'est là que l'Eglise trahit sa mission).

Je n'oublie pas l'histoire : pendant la guerre d'Algérie, il y avait plus d'Algériens coté français que coté FLN. Mais nous les avons abandonnés, nous avons laissé tomber les harkis, pour notre grande honte. Nous avons été faibles.

Pourquoi cela serait-il différent aujourd'hui ?

Tout simplement parce que c'est une question de vie ou de mort pour la France, ce que n'était pas la guerre d'Algérie, nous nous battons sur notre sol pour notre survie.

C'est en fonction de cette analyse que je suis prudent quand il s'agit de critiquer les musulmans alors que je ne ménage pas l'islam.

De plus, j'espère que les islamistes font une erreur stratégique : trop fort, trop tôt. Certes, les musulmans sont 10 % de la population et 25 % des jeunes, c'est beaucoup trop, mais cela ne les rend pourtant pas assez forts pour résister à un retour de bâton provoqué par les exactions des agités.

Bref, tout espoir n'est pas perdu.

La tristesse américaine

Clint Eastwood et Tocqueville, et la tristesse américaine

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[Tocqueville :] « Partout on sort de la liberté du moyen-âge, non pour entrer dans la liberté moderne, mais pour retourner au despotisme antique. Car la centralisalion, ce n'est pas autre chose que l'administration de l'Empire romain modernisée. »

Cette société autoritaire crée les pussies de Clint Eastwood qui peuvent être bosseurs et malins, ce n'est pas un problème. Elle crée surtout des zombies :

« Je ne doute pas qu'il ne finisse par sortir d'une pareille législation politique, si elle parvient à se fonder solidement partout, des effets tout semblables (sauf l'invasion des barbares) à ce qu'on a vu à la fin de l'Empire romain, depuis dans l'Empire d'orient, et de tout temps à la Chine : une race très civilisée et abâtardie en même temps ; des troupeaux d'hommes intelligents et non des nations énergiques et fécondes ; mais nous ne verrons pas les choses arriver à ce degré-là, car nous n'assistons qu'au début de la maladie. »
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A rapprocher de Sparte et les sudistes.



Jean-Louis Harouel : « Les femmes qui portent le burkini sont des militantes »

Jean-Louis Harouel : « Les femmes qui portent le burkini sont des militantes »

Dans la ligne de ce billet Le plus grand danger de l'islam, ce n'est pas le terrorisme :

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Notre pays est actuellement en guerre, et s'il ne veut pas être vaincu dans cette guerre, il doit savoir contre qui et contre quoi il se bat. Pour ne pas perdre une guerre, il faut impérativement nommer l'ennemi. Or, en l'espèce, celui-ci est double: d'une part les djihadistes violents qui massacrent dans notre pays; et d'autre part, les djihadistes «civilisationnels», qui oeuvrent inlassablement à rendre toujours plus présents sur notre sol leur civilisation, leurs règles et leur mode de vie. À moyen et long terme, le plus grand danger pour les Français est la conquête feutrée de la France par le djihadisme civilisationnel, conquête qui s'opère au nom des droits de l'homme. Les femmes qui portent des vêtements de bain islamiques sont des militantes de la conquête de notre pays par un groupe humain porteur d'une civilisation antagoniste. Cet été, les plages sont la nouvelle partie de notre territoire que visent à s'approprier les islamistes.
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Ce que je redoute le plus, c'est l'attirance de la classe dirigeante pour l'islam.

Des types comme Juppé sont simplement des naïfs et des imbéciles, des idiots utiles de l'islamisation.

Mais, d'autres, plus futés, doivent considérer cyniquement que l'islam est un excellent moyen de contrôle de la population et permet de se débarrasser de l'encombrante démocratie, si pénible pour nos élites (rendre des comptes, convaincre, céder le pouvoir etc. Quel calvaire !)





lundi, août 15, 2016

Aux sources du phénomène Hillary Clinton

La MENA est une agence d'information juive. Pour une raison inconnue (j'ai du trainer sur leur site un jour), elle m'envoie ces articles. De temps en temps, il y en a un d'intéressant.


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Aux sources du phénomène Hillary Clinton (info # 011508/16) [Analyse]
Par Sébastien Castellion © Metula News Agency

Dinesh D’Souza, Hillary’s America (Kindle Edition, livre ou DVD)

Dinesh D’Souza est l’un des auteurs les plus importants de la droite intellectuelle américaine. Arrivé de Bombay en Californie pour y faire ses études à la fin des années 1970, il a rapidement entamé une carrière d’auteur spécialisé dans la dénonciation de l’influence culturelle de la gauche sur la société. Ses livres ont notamment analysé les sources des tensions entre blancs et noirs (The end of racism, 1991), l’influence délétère de la gauche dans les universités (Illiberal education, 1995), l’influence internationale de l’Amérique (What’s so great about America, 2002) et l’apologétique de la religion chrétienne.

En 2010, il avait fourni l’analyse la plus convaincante à ce jour de l’idéologie du président Obama. Selon D’Souza, Obama n’est ni un marxiste classique ni un musulman secret (deux explications fréquemment rencontrées à droite mais qui n’expliquent pas l’intensité des liens du président avec Wall Street, ni les nombreuses attaques de drone qu’il autorise contre les mouvements islamistes). Il est avant tout un anticolonialiste, c’est-à-dire un idéologue convaincu que l’influence de l’Occident dans le monde a été néfaste et qu’il faut rendre les Etats-Unis moins puissants pour rééquilibrer les choses.

En anticipation de l’élection présidentielle de novembre prochain, D’Souza a étudié l’histoire du parti Démocrate en général et, plus particulièrement, d’Hillary Clinton, qui, selon tous les sondages disponibles à ce jour, a toutes les chances de devenir le prochain président américain.

D’Souza commence par une question fondamentale : pourquoi Mme Clinton parvient-elle à obtenir une telle fidélité des électeurs Démocrates ? Elle n’a pas le charme ou l’habileté politique de son mari. Elle n’incarne pas, comme le faisait Obama, le symbole d’une Amérique surmontant ses anciennes divisions pour élire un membre d’une minorité naguère persécutée. Enfin, Mme Clinton, malgré une très longue carrière politique, ne peut citer aucun succès marquant dans les fonctions qu’elle occupait dans la Maison Blanche de Bill Clinton, lors de son passage au Sénat ou comme Secrétaire d’Etat du président Obama. Cette presque septuagénaire n’a, tout simplement, rien accompli de remarquable à ce jour.

La réponse de D’Souza est qu’Hillary Clinton incarne, pour les militants du parti Démocrate, ce que ni son mari ni le président Obama n’ont jamais pu promettre : la pureté idéologique, la promesse d’une poursuite déterminée et implacable des objectifs qui unissent les membres du parti.

Pour comprendre quels sont ces objectifs, D’Souza consacre un peu plus de la moitié de son ouvrage à faire l’historique du parti Démocrate avant d’écrire celle d’Hillary Clinton. Il voit principalement, dans l’histoire du parti Démocrate contemporain, l’influence de trois pères fondateurs.


Dinesh D’Souza et Hillary Clinton: la passion de comprendre contre la passion du pouvoir

Le premier est Andrew Jackson, général adulé de la guerre de 1812 contre la Grande-Bretagne, fondateur en 1824 du parti Démocrate et premier président Démocrate des Etats-Unis, de 1829 à 1837. Comme le rappelle D’Souza de manière détaillée, Jackson se forgea une solide clientèle politique en expropriant par la menace ou la guerre des dizaines de tribus indiennes, dont les terres étaient ensuite revendues à bas prix à ses soutiens politiques. Au passage, Jackson lui-même, né dans la pauvreté avant la Révolution de 1776, devint à titre personnel l’un des hommes les plus riches des Etats-Unis. Dans les deux siècles qui suivirent, le parti Démocrate n’a jamais cessé d’acheter le soutien de ses fidèles par la distribution de faveurs, ni de permettre à ses dirigeants de s’enrichir massivement à titre personnel.

La deuxième influence dominante du parti Démocrate est celle du président Franklin D. Roosevelt, qui dirigea les Etats-Unis de 1933 à sa mort, en 1944. L’influence de Roosevelt sur le parti Démocrate fut particulièrement marquante dans deux domaines.

Tout d’abord, il fut le premier à changer la stratégie du parti à l’égard de la minorité noire. Jusqu’à Roosevelt, le parti Démocrate était intrinsèquement, profondément hostile à la reconnaissance des droits des Noirs. Il a ardemment soutenu l’esclavage, contre l’opposition des Républicains, jusqu’à la défaite du Sud dans la guerre civile.

Puis, le parti Démocrate a été à l’origine de toutes les manœuvres destinées à empêcher les Noirs de profiter de leur liberté retrouvée : lois ségrégationnistes, création du Ku Klux Klan (longtemps décrit comme « le bras armé du parti Démocrate »), les lynchages, l’entrave au droit de vote… Avant Roosevelt, le racisme était au cœur même de l’identité Démocrate.

La révolution introduite par Roosevelt et complétée par ses successeurs – en particulier Lyndon Johnson, président de 1963 à 1969 – ne consistait cependant pas en une répudiation du racisme. Afin de conserver sa majorité, Roosevelt a maintenu en place les lois ségrégationnistes et a toujours su tordre le bras des quelques Démocrates antiracistes du Nord pour qu’ils ne fassent pas de difficultés sur le sujet. En revanche, il est allé activement à la recherche du vote noir, qui était auparavant massivement acquis au parti Républicain, en mettant en place des programmes sociaux qui répondaient à l’urgence de l’époque de la Grande Dépression.

Comme le signale D’Souza, lorsque des individus ou des groupes se sont éloignés d’une idéologie malfaisante – ceux qui ont quitté le communisme, par exemple, ou qui, de nos jours, s’éloignent du djihadisme – ils ont retracé leur trouble et l’histoire de leur conversion dans des livres ou des articles qui documentent la manière dont ils ont vaincu le mal. Or, il n’existe rigoureusement aucun témoignage de Démocrates expliquant comment ils ont compris que le racisme était condamnable – pas un livre, pas un article, pas une interview.

Cette absence de témoignage s’explique, selon l’auteur, par le fait que la conversion des Démocrates à l’antiracisme n’a jamais représenté une crise de conscience mais, sur le modèle de Roosevelt, un simple calcul électoral. En offrant des revenus sociaux à la population noire, sans exigence de travail, et en encourageant financièrement les comportements qui pérennisent la dépendance (comme la multiplication des naissances hors mariage), les Démocrates se sont assuré un vivier de voix pérenne correspondant exclusivement à leurs intérêts électoraux.

Cela ne veut pas dire que les Démocrates d’aujourd’hui soient intrinsèquement racistes – ni, du reste, réellement antiracistes. Ce n’est pas leur problème : leur problème est, exclusivement, le calcul électoral. Et s’il faut, pour s’assurer une majorité, maintenir en permanence une population dans la dépendance et la pathologie sociale, cela représente pour eux un prix parfaitement acceptable.

L’autre influence durable du président Roosevelt sur le parti Démocrate contemporain vient de sa fascination pour un modèle social dans lequel l’Etat, sans nationaliser directement les entreprises productives, leur impose des règles strictes de comportement au nom de sa définition de l’intérêt général.

D’Souza démontre, par de nombreux exemples, que ce modèle dirigiste s’accompagnait, chez Roosevelt comme dans toute la gauche américaine, d’une fascination pour les fascismes européens qui le mettaient en œuvre de manière plus complète (Roosevelt lui-même préférait Mussolini, cependant que le jeune John Kennedy était revenu plein de louanges d’un voyage dans l’Allemagne nazie).

Dans le cas de Roosevelt, le dirigisme a conduit à une intervention permanente pour limiter la chute des prix et des salaires qui a transformé ce qui aurait été l’une des inévitables corrections passagères du marché en une crise grave et prolongée. Une crise qui a multiplié les soutiens aux totalitarismes du vingtième siècle, convaincus que le capitalisme avait rencontré ses limites. Plus tard, le Président Obama s’est inspiré de ce modèle dirigiste pour imposer des objectifs politiques à l’une des principales industries américaines, l’assurance santé. Hillary Clinton propose une prise de contrôle comparable des prêts aux étudiants et du financement des universités.

Enfin, le troisième père fondateur du parti Démocrate est quelqu’un qu’Hillary Clinton a personnellement connu et admiré : Saul Alinsky, mort en 1972. Etudiant en criminologie dans le tournant des années 1930, Alinsky avait étudié de l’intérieur la mafia de Chicago. Après avoir appris les méthodes des groupes criminels, il les a transposées pour menacer et faire chanter les employeurs et les gouvernements locaux afin d’obtenir l’augmentation des recrutements ou des salaires, l’amélioration des conditions de travail… ou le financement de Saul Alinsky lui-même. Il a expliqué ses principes de cynisme absolu dans l’action politique dans un ouvrage, Règles pour les radicaux, à qui Hillary Clinton a consacré son mémoire de thèse.

Malgré l’admiration manifeste de Mme Clinton pour Alinsky, lorsque celui-ci lui proposa, à la fin de ses études, un emploi dans son organisation semi-criminelle, elle refusa en expliquant « que l’on peut obtenir de meilleurs résultats à l’intérieur du système qu’en le pressurant de l’extérieur1 ». Cette phrase résume toute sa carrière.

La deuxième partie du livre tente d’expliquer la vision du monde spécifique d’Hillary Clinton, héritière de cette triple tradition politique. Les écrits assez nombreux de la candidate offrent des indices concordants qui montrent une personnalité à la fois hautement idéologique et faisant preuve d’un cynisme absolu dans la recherche du pouvoir.

Pour ce qui est de l’idéologie, Mme Clinton pousse les instincts dirigistes bien au-delà de l’économie : elle a écrit plusieurs articles et un livre (It takes a village, 1996) pour défendre la thèse selon laquelle l’éducation des enfants et l’instruction des jeunes doit, autant que possible, être confiée aux institutions étatiques plutôt qu’aux familles. La prise de contrôle des universités par un système de financement public est, de nouveau, au cœur de son programme présidentiel pour novembre prochain.

Quant au cynisme politique, la candidate en a fait preuve à un degré bien supérieur au degré habituel des hommes politiques. Elle n’a longtemps dû sa carrière qu’à son mariage avec un homme politique plus talentueux et plus charmeur qu’elle, mais fragilisé par un appétit sexuel sans contrôle.

Hillary est devenue indispensable à la survie politique de son mari en se consacrant systématiquement, pendant des décennies, à attaquer personnellement les femmes qu’il avait séduites. D’Souza documente, exemple après exemple, les chantages au silence, diffamations et menaces physiques organisées contre ces femmes par la candidate2.

Depuis l’époque où son mari était gouverneur de l’Arkansas jusqu’à son propre passage au Secrétariat d’Etat, toute la carrière d’Hillary Clinton est marquée par une série de scandales financiers et personnels : enrichissement par délit d’initiés, vente de faveurs politiques, y compris d’amnisties présidentielles… Le plus grand de ces scandales est, de loin, la confusion des genres entre la Fondation Clinton – une organisation à but prétendument humanitaire, financée à la hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars par diverses donations – et l’action de Mme Clinton comme Secrétaire d’Etat. Les donateurs de la Fondation (dont 90% des recettes ne sont pas allées à l’action humanitaire, mais à la rémunération d’alliés politiques embauchés pour la circonstance) ont bénéficié d’un trafic d’influence systématique dont le couple Clinton, à titre personnel, a largement profité.

Ainsi, Frank Giustra, un entrepreneur canadien qui souhaitait développer une mine d’uranium au Kazakhstan, obtint le soutien du Département d’Etat après avoir versé 31 millions de dollars à la Fondation. Toujours dans le domaine de l’uranium, la société d’Etat russe Rosatom reçut l’accord du Département d’Etat pour acheter une société qui possédait 20 % des réserves américaines après avoir généreusement financé la Fondation Clinton. Le soutien des Etats-Unis au renversement du régime Kadhafi en Libye coïncidait mystérieusement avec des plans d’investissement en Libye présentés à la Secrétaire d’Etat par un de ses plus proches conseillers, Sydney Blumenthal. Les exemples, précis et documentés, se multiplient sur plusieurs dizaines de pages.

Mme Clinton est progressivement devenue le centre d’un système sophistiqué de trafic d’influence, dans lequel les contributions financières – dont une part non négligeable parvient personnellement à la candidate et à son époux, ainsi qu’à une vaste clique d’alliés – permettent d’influencer les décisions politiques les plus essentielles de la première puissance mondiale. Ce système ne pourra que s’amplifier et s’aggraver si, comme le prédisent les sondages, Mme Clinton parvient à se faire élire à la présidence. Connaître son histoire et son caractère ne suffira pas à empêcher son élection. Mais cela permettra de mieux comprendre le fonctionnement des Etats-Unis de demain.



Notes :

1 La correspondance entre Alinsky et Clinton peut être achetée au lien suivant : https://www.scribd.com/doc/240077031/The-Hillary-Letters.


2 D’Souza a une expérience personnelle de l’utilisation de moyens d’Etat pour intimider les opposants. Après son article sur Obama, il fut la première et, à ce jour, la seule personne jamais incriminée et menacée de détention pour avoir, en violation d’un article jamais appliqué de la loi électorale, donné 20 000 dollars de sa poche à la campagne électorale d’un ami





Le plus grand danger de l'islam, ce n'est pas le terrorisme

Grammar wreckers KNEW they would make our schools worse

Je suis d'accord avec Peter Hitchens. Le plus grand danger de l'islam, ce n'est pas le terrorisme.

Le plus grand danger de l'islam, c'est qu'il propose des repères et des comportements à notre société qui a tellement perdu ses repères et ses comportements qu'elle pourrait bien se raccrocher à ceux que lui ordonne l'islam. Et qui sont mauvais.

Je ne veux pas d'une société où on met la burqa parce qu'on en a marre du string.

Que les cathos qui poussent l'islam en croyant que cela favorise « les religions » prennent garde. Ils font une erreur d'analyse monstrueuse. L'islam qu'ils favorisent les dévorera tout entiers. Un chrétien n'en a rien à foutre « des religions », une seule religion l'intéresse, celle du Christ, et il ne trempe pas dans un machiavélisme à deux balles qui se retournera contre lui.

Je ne veux pas ni de la burqa ni du string. Ni du hallal, ni du Mac Do. Ni des écoles coraniques ni des écoles foutoirs. Ni des prières le cul en l'air, ni de l'abrutissement télévisuel.

Mais nos grands-parents vivaient une vie sans burqa, sans string, sans hallal, sans Mac Do, sans écoles coraniques, sans écoles foutoirs, sans prières le cul en l'air sans abrutissement télévisuel.

Pourquoi ne pas nous en inspirer ? Pour cela, il faut retrouver la vraie Foi, celle qui marie coeur et raison. Quand cet équilibre est réalisé, tout le reste suit.

Dans cette perspective, et pour paradoxal et douloureux que cela paraisse, le terrorisme musulman est aussi une chance : celle du sursaut, du retour à nous-mêmes.


Stefan Zweig, adieu l'Europe

Stefan Zweig, ce citoyen du monde qui ne supportait pas les passeports et les frontières mais qui se suicide parce qu'il ne peut vivre longtemps hors de son Autriche natale me paraît justiciable de deux approches dont je vous ai déjà parlées :

♘ L'intellectuel qui n'arrive pas à affronter le fait que le monde puisse être différent de la vision qu'il en a. C'est le dialogue entre Jean Hippolyte et Julien Freund où il est, justement, question de suicide.

Le rapport mal gaulé des bourgeois avec la violence.

Stefan Zweig a une excuse, qu'il décrit dans Le Monde d'hier : il a été élevé et formé dans un  monde stable, Vienne d'avant 1914, qui ne l'a préparé en rien aux épreuves qu'il a vécues.

Cela pose aussi le problème de l'appartenance à un pays, qui ne  se résume pas à un papier administratif.

Signalons tout de même qu'il y a des écrivains qui se sont fort bien battus, qui ne se sont pas comportés comme des chochottes nombrilistes.

Le film est pas mal.




dimanche, août 14, 2016

Un article que vous ne lirez pas dans la presse française

A duke's wealth is the natural result of a free society - and should be celebrated

Rien que le titre est délicieux. En France, il serait considéré comme une abominable provocation. Et pourtant, dans le cas anglais, il est juste, même si on peut lui apporter quelques nuances.

Je pense que le mode de vie français est (était) plus plaisant que le mode de vie anglais, pourtant je me languis quelquefois d'un pays qui serait une terre de libertés et non pas une terre de bureaucratie.





samedi, août 13, 2016

Vivent des croisades !

L'épopée des croisades

Chesterton disait qu'on doit se méfier des chrétiens qui ont honte des croisades.

Je ne m'imagine  pas crier demain dans mon église « Vivent les croisades ! » et au Vatican non plus. Mais je suis cohérent : je me méfie beaucoup et du Vatican et de certaines gens que je rencontre au moutier.

On notera aussi que le terme « croisade » est très postérieur aux événements, que les contemporains voyaient comme des pèlerinages plus ou moins armés.




L'économie du couple

Un couple moderne : les parents se comportent comme des adolescents égoïstes et les enfants trinquent. Seule la grand-mère a des réflexions responsables et de bon sens.

On remarque aussi qu'il y a très peu d'autorité sur les enfants (normal : « L'autorité est la fille du courage sous toutes ces formes, physique, intellectuelle, morale ». Quand les parents n'ont pas le courage de se comporter comme des adultes, comment auraient-ils de l'autorité ?)

Donald, les sophismes collaborationnistes, que faire

Le site FiveThirtyEight évalue à 85 % les chances de victoire d'Hillary Clinton (en précisant que ça peut changer).

Le paradoxe de Donald Trump est toujours le même depuis le départ : pour s'opposer au Système, il faut être à demi-fou et un demi-fou n'est pas élu président des Etats-Unis (voir Donald fait du Gérard).

Ce n'est pas un hasard si les vrais opposants français au Système (De Villiers, Zemmour et compagnie) ne cherchent pas à être élus.

Pour l'instant, mon impression est que Donald Trump n'arrive pas à briser le paradoxe des anti-système. Il fera un score avec partisans limite fanatiques mais n'aura pas la majorité.

Il devrait s'inspirer du Brexit : à coté d'épisodes carnavalesques, il y avait un argumentaire solide. Il est vrai qu'une partie des journaux était pour le Breexit et ça change tout.

L'article ci-dessous est très clair et d'autant plus intéressant qu'il vient de Contrepoints, un site libéral :

7 sophismes dangereux sur le terrorisme

Un bout de réponse à mon éternelle question « Que faire ? ». C'est ingrat mais utile :

Impasse Gramsci. Quelques réflexions sur notre incapacité politique

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Ne croyant guère au hasard, je verrais volontiers dans l’affaire Adama Traoré un contrepoint providentiel qui éclaire la profondeur de nos incapacités. Alors que la cause défendue par le mouvement « Justice pour Adama » était manifestement illégitime (l’autopsie est très claire), un groupe constitué de jeunes afro-musulmans encadré par l’ultra-gauche a réussi à tenir la dragée haute à l’État, mobilisant des forces de l’ordre pourtant déjà très sollicitées en ce moment. Bilan : à l’avenir, tout sera fait pour éviter les « bavures » en banlieue, et de nouvelles concessions seront bientôt faites aux « quartiers » (impunité accrue, subventions diverses etc) pour éviter la jonction explosive, mais à terme inévitable, entre terrorisme et émeutes de type 2005.

Pourquoi une telle efficacité ? L’explication tient à la fois aux modalités d’action – la violence – et à la sociologie de ce mouvement – une population jeune, nombreuse, regroupée et solidaire – tout autant qu’aux considérations idéologiques – sentiment d’appartenance à fondement identitaire, objectifs clairement définis. On voit donc apparaître en négatif tout ce qui explique l’apathie des Européens. Il y a d’abord chez nous une incapacité presque atavique à la violence, même verbale et symbolique. On pourrait se réjouir de ce fait de civilisation s’il était compensé par le maintien d’un instinct de survie défensif, permettant de conserver un « horizon de guerre » (D. Venner) au sein d’un monde d’où la conflictualité ne saurait être définitivement expurgée.

Il y a aussi des réalités de nature sociologique, géographique ou urbanistique qui confinent à l’apathie. La structure par âge de la population (vieillissante), la faible taille des fratries, l’affaiblissement de la sociabilité (démantèlement de la famille, désaffection religieuse, syndicale etc) et la forte dispersion de l’habitat (périurbanisation) ne favorisent pas la mobilisation populaire sur le terrain. En outre, la promotion sociale qui a fait accéder aux classes moyennes une grande partie de la population autochtone depuis les Trente Glorieuses a fait de nous un peuple de petits-bourgeois, conservateur au sens le plus petit du terme, et qui se réfugie dans de dérisoires tours d’ivoire (quartiers sécurisés, lotissements pavillonnaires, arrondissements chics des métropoles etc).

Enfin, la comparaison avec les groupes qui nous menacent révèle une autre faiblesse, peut-être la principale : nous sommes passifs car nous ne savons plus qui nous sommes ni où nous allons. C’est sans doute l’effet le plus délétère de la sortie de la religion, mouvement dans lequel la France a joué un rôle pionnier depuis le XVIIIe siècle. L’absence de transcendance a pu être compensée – partiellement et temporairement – par des religions de substitution (culte du progrès, nationalisme civique et républicain, communisme et droit-de-l’hommisme) mais aucune d’elle n’a tenu la distance ; surtout, aucune n’a pu asseoir un sentiment d’appartenance assez solide pour fonder un véritable projet politique. On ne s’improvise pas prophète, on ne décrète pas le sacré, on ne dompte pas le temps avec de l’esprit.

De ce constat, le lecteur saura déduire les réponses possibles au choc historique que nous subissons. Le combat culturel est essentiel mais ne suffit pas : nous devons certes repenser et reconstruire notre civilisation, mais il nous faut également développer nos capacités pratiques. L’urgence est de compenser notre émiettement sociologique et géographique par un surcroît d’organisation et de sociabilité. Patriotes de toute l’Europe, unissez-vous !
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La conclusion est la partie la plus importante : il faut nouer des liens de sociabilité entre bons Français (pas tous forcément de souche). A la campagne, cela se fait naturellement, mais à la ville ...


Politique étrangère : que de fautes par suivisme américain !

Général Desportes : Obama n'a pas créé Daech, mais les Etats-Unis sont responsables

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C'est bien en effet de parler des Etats-Unis, mais ce serait encore mieux aujourd'hui de parler de la France car la première cible occidentale de Daech n'est pas Washington. C'est la France et la France ne fait rien. Elle se place dans le sillage des Etats-Unis qui se refusent à assumer leurs responsabilités et à s'engager de manière sérieuse contre l'Etat islamique. Nous sommes engagés, nous avons vu récemment les bombardements tragiques dans la ville de Manbij au Nord de la Syrie. Mais nous sommes engagés qu'à moitié. Les Etats-Unis aussi d'ailleurs. Nous nous refusons à mener une politique étrangère autonome alors que l'Europe pourrait le faire. L'Allemagne est aussi victime de Daech et d'autres pays européens le seront à l'avenir. Nous demeurons dans le suivisme européen vis-à-vis des Américains, qui n'apportent pourtant rien de bon. Nous avons suivi les Américains en Afghanistan et ce fut une faute majeure. Nous les suivons aujourd'hui dans leur semi-intervention et nous voyons bien que ce n'est pas une solution pertinente.
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Le suivisme américain des politiciens dits français ne laisse pas de m'inquiéter car il en résulte une politique étrangère qui oscille entre le mauvais et le catastrophique. Les intérêts des Etats-Unis et ceux de la France divergent. Ce ne serait pas un problème si la France menait une politique française, malheureusement elle mène une politique américaine.

Les causes sont bien connues :

1) Le noyautage américain de la politique française, les Young Leaders et compagnie.

2) Le manque de foi en la France de nos dirigeants, de droite et de gauche, qui entretiennent la conviction que la France ne peut pas avoir une politique étrangère autonome, qu'elle est doit se mettre impérativement à la remorque de quelqu'un, Etats-Unis, Allemagne ou même Russie.

3) La réduction drastique des moyens de nos armées. Aujourd'hui, aucune opération d'envergure ne peut être menée par la France sans appui américain (avions espions, drones, ravitailleurs, etc.).

Matériellement, la situation n'est pas si difficile à rétablir à condition de faire les bons choix.

Mais comment des politiciens qui ont une vision du monde erronée pourraient-ils faire les bons choix ?

A part les fusiller dans les fossés de Vincennes, je vois de moins en moins ce qu'on peut faire de nos politiciens

La circulaire passée sous silence qui supprime la notion d'immigration illégale

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De facto, le principe ainsi proclamé abroge l'idée de frontière ou de respect du droit de l'entrée et de séjour. Les associations humanitaires, les idéologues, les partisans de la liberté totale d'immigrer en rêvaient depuis au moins quarante ans. M. Cazeneuve et Mme Cosse l'ont fait. La question est de savoir quel sera l'ampleur de l'appel d'air que cette transformation profonde de tous les fondements de la politique d'immigration française est susceptible provoquer à terme. Le communiqué annonce une France ouverte, qui n'éloigne plus ses migrants illégaux mais au contraire les accueille. Le potentiel d'émigration est infini: des centaines de millions de personnes déshéritées et désœuvrées, dans ce monde en ébullition, ne songent qu'à trouver un point d'accueil. Le gouvernement, par ce communiqué officiel, leur ouvre les portes de la maison. Reste à savoir si la France, qui compte cinq millions de chômeurs, de gigantesques problèmes de logement, des centaines de milliers de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, un millier de cités sensibles dévastées par la violence, l'exclusion, le communautarisme, l'islamisme radical, si cette France a les moyens de ce grand appel généreux. Mais pour M. Cazeneuve et Mme Cosse, c'est une autre affaire. Et ce n'est visiblement pas la leur.
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Quand je parlais de fusiller nos politiciens dans les fossés de Vincennes, c'était une provocation. Aujourd'hui, je pense de plus en plus que c'est un châtiment mérité.

Autant je ne crois pas à l'assassinat politique (le système trouverait tout de suite des remplaçants et en profiterait pour supprimer l'opposition), autant punir les figures de l'ancien régime (le régime actuel devenu ancien) après un bouleversement politique me semble de moins en moins injuste.

Après tout, l'histoire de France ne manque pas de procès politiques qui se sont conclus par des condamnations à mort méritées.