dimanche, août 20, 2017

Overdrive

Mauvais film.

Et pour cause : il est produit par Luc Besson et réalisé par un ami d'icelui. Luc Besson, le cinéaste français le plus nul de tous les temps. Il transforme en merde tout ce qu'il touche.

Le scénario est nul, sa prétendue subtilité est brouillonne, on n'y comprend rien. Et le thème, un casse avec force poursuites bagnolesques, est aussi original que se balader dans Paris en KatKat teuton mazouté.

Scénario nul, rebondissements incompréhensibles, dialogues inexistants, personnages fades, acteurs stéréotypés.

Restent de belles voitures (quoiqu'on aurait pu faire mieux), des images pittoresques et de jolies pépés.



Dissonance cognitive

Pascal Bruckner : « L'islam semble engagé sur une pente suicidaire »


De Boston à Vancouver, les manifestations antiracistes (anti-Trump) se multiplient

La dette de Lous XV (C. Tardieu)

Un livre consacré au quatre mots célèbres de De Gaulle : « Vive le Québec libre ! ».




Quel bonheur, De Gaulle en action, à son meilleur !

Il mérite bien des critiques, mais là, il fut parfait.

Le plus jouissif de cette histoire, ce sont les mines allongées des notoires et des notables des deux cotés de l'Atlantique, les mous, les veules, les toujours prêts à trahir, les politocards, les compradores, bref, les centristes. Tous leurs efforts dérisoires pour expliquer que De Gaulle s'est laissé emporter, qu'il ne voulait pas vraiment dire ce qu'il a dit, les allusions à la sénilité ...

C'est bien simple : le Figaro et le Monde étaient d'accord pour condamner De Gaulle, ce qui est un signe infaillible qu'il avait raison. Quand le journal de la bourgeoisie d'argent et celui de la bourgeoisie intellectuelle convergent, on peut être sûr qu'il s'agit d'une belle saloperie contre la France.

Tardieu évoque des restes de pétainisme : l'idée que la France, comme le Québec, est désormais un petit pays qui sort de l'histoire et que sa vocation est de se compromettre avec tout le monde et de ne pas élever la voix.

Au contraire, tout indique que les mots de De Gaulle sont prémédités et parfaitement justes.

Il n'y a d'ailleurs qu'à voir la réaction courroucée des bourgeois contre De Gaulle (on notera qu'il fut soutenu du bout des lèvres par les communistes) : ils sont toujours plus hystériques vis-à-vis des gens qui ont raison contre eux que vis-à-vis de ceux qui ont tort contre eux (c'est vrai aujourd'hui avec Trump).

Le point de vue de De Gaulle était simple, mais pour les imbéciles et pour les lâches, tout est toujours compliqué : il payait la dette de Louis XV.

Cette affaire n'est pas si loin de nous.

De Gaulle détestait Pierre Trudeau, père de l'actuel, et désastreux, premier ministre canadien, celui des accommodements « raisonnables » avec la charia et avec l'excision. De Trudeau père, le grand Charles disait : « C'est un adversaire de la France, un ennemi acharné de la chose française au Canada ». Dans les colonies, les sous-fifres indigènes sont souvent plus méchants que les maîtres.

La violence de la réaction des anglo-saxons montre qu'ils ne sont nos amis qu'à la condition que nous restions soumis. N'est-ce pas toujours actuel ? Il est vrai que nous n'avons pas l'occasion de rester cette hypothèse puisque, justement, nous restons soumis comme des toutous.

Les élites françaises ne sont-elles pas, plus que jamais, prêtes à trahir la France ?

Cela date de la fin du règne de Louis XIV, quand les élites en question ont compris que la France ne serait pas l'instrument leur permettant de dominer le monde et qu'elles ont rejeté ce pays trop faible pour servir leurs prétentions planétaires. Et ça ne s'arrange pas.

Les Français du Canada ont gardé beaucoup de rancune à la France de les avoir abandonnés. Ils se souviennent aussi que ceux qui avaient de l'argent s'en sont retournés au pays natal sans trop de scrupules, seul le petit peuple est resté.

Bien entendu, cet enfoiré de Voltaire va beaucoup oeuvrer pour l'abandon du Canada. Voltaire est tout ce que je déteste : un réel talent en paroles, un beau parleur, on ne peut s'empêcher d'apprécier ses contes, mais aucune élévation d'esprit. Le génie littéraire mis au service de la bassesse, de la rancoeur, de la mesquinerie, des petites haines d'un narcisse ridicule. Un écrivassier qui se paye de mots. Il fait partie de « tout ce qui grouille, grenouille, scribouille ». La frivolité n'empêche pas la méchanceté, bien au contraire. Qu'il fût la coqueluche d'une époque juge, et condamne, celle-ci.

J'ai la nostalgie de la France américaine, ou de l'Amérique française si vous préférez.

Si nous l'oublions, c'est parce qu'elle est notre mauvaise conscience. Elle parle d'un temps où les Français étaient des aventuriers. Cartier, Champlain, Montcalm, plus au sud, Marquette, Cadillac, La Salle ... Et Pontiac, ce chef indien qui a préféré mourir sous le drapeau à fleur de lys plutôt que de se rendre aux Anglais ? Combien de Français savent qu'ils restent des paroisses francophones dans le Maine ? C'était un temps où la France ne demandait l'autorisation de personne pour partir à la conquête du monde.

Terminons sur un message d'espoir.

Comme les Polonais, les Irlandais et les juifs, les Français du Canada ont su préserver leur identité, même si, aujourd'hui, sous les assauts conjugués du cosmopolitisme et de l'immigration, la cause souverainiste est bien mal en point.

Enfin, un doute, une incertitude, presque un remords. En France, les velléités indépendantistes, corse, basque, bretonne, savoisienne, voire alsacienne, me font pitié. Je les traite par le mépris : comment peut-on vouloir être de Bretagne quand on peut être de France ? C'est ridicule. Pourtant, la volonté indépendantiste québécoise a toute ma sympathie. Autre pays (le Canada, c'est gentil, mais ce n'est pas comparable à la France), autres circonstances, certes. Mais j'ai conscience que l'avenir est peut-être du coté du local, de l'enraciné. Bref, je me demande.


Prenons des précautions avec la vérité



Je pense que l'expression du donneur de leçons politiquement correctes de service, « prendre des précautions avec la vérité », mérite de passer à la postérité.

samedi, août 19, 2017

Le troupeau de gnous

L'image qui me vient quand j'évoque les réactions des occidentaux au terrorisme musulman (ou, plutôt, leur absence) est celle du troupeau de gnous : quelques uns se font dévorer par les crocodiles en traversant la rivière, mais le troupeau passe comme si de rien n'était.

Même lueur d'intelligence dans les yeux, même profonde réflexion. Je suis sûr que si les gnous avaient de bougies et des nounours, ils sauraient les utiliser.

Avec une différence essentielle : les gnous se reproduisent suffisamment pout pouvoir être indifférents aux crocodiles. Nous, par contre ...





On notera que « le courageux, l'iconoclaste » Macron n'a pas prononcé les mots « terrorisme islamique » à propos des attentats de Barcelone. Ces attentats sont donc, une fois de plus, un malheureux coup du sort, sans cause, ni responsable.

Trump va-t-il être lâché par ses électeurs ?

Les défections se multiplient autour de Donald Trump. Est-ce grave ?

La force de Trump n'a jamais été (c'est le moins qu'on puisse dire) ses appuis dans l'Amérique d'en haut. Cependant, le matraquage anti-Trump pourrait finir par avoir un effet sur ses électeurs. Le matraquage pro-Macron a bien réussi à la faire élire.

Certes, les Américains ne sont pas des Français, mais je me méfie.

vendredi, août 18, 2017

Je refuse de rendre hommage aux victimes des attentats de Barcelone

Je refuse de rendre hommage aux victimes des attentats de Barcelone.

Pour rendre hommage, il faut être légitime à le faire. Or, nous, pays occidentaux, refusons avec obstination de combattre les causes (immigration musulmane, islamisme) du terrorisme musulman qui frappe nos contrées. Nous combattons, à peine, des symptômes, par fuite devant la difficulté d'affronter le coeur du problème.

Dans ces conditions, un hommage aux victimes (après tant d'autres) n'est qu'une manipulation médiatique (si cet hommage est organisé) et une fuite devant nos responsabilités (si cet hommage est spontané).

On exaltera une fois de plus l'état de victime passive afin de désamorcer les colères saines et justes, par peur du conflit, par peur de regarder l'ennemi dans les yeux, par veulerie face à nos devoirs.  Cet hommage ne sera pas ce qu'il devrait être, un recueillement avant l'appel au combat. Il en sera même le contraire, l'hypocrite gesticulation, larmoyante et sentimentale, pour se donner bonne conscience sur le dos des morts, de lâches bien décidés à ne pas les venger, et, plus encore, bien décidés à ne rien faire de sérieux pour empêcher que les attentats musulmans se reproduisent.

Je ne saurais me faire le complice d'une telle saloperie. Je laisse les imbéciles et les poltrons avec leurs bougies et avec leurs nounours.

Le seul hommage que je suis disposé, de tout coeur, à rendre est aux héros qui ont tué ou empêché d'agir les terroristes.

jeudi, août 17, 2017

Charlottesville : explosion de bêtise

Je suis terrifié par les événements de Charlottesville car ils me semblent non pas singuliers mais, au contraire, représentatifs de l'effondrement de l'intelligence en Occident.

L'atmosphère est au lynchage.

Donald Trump a eu des paroles raisonnables, il s'est fait cracher dessus par les médias.

L'intelligence n'est vraiment pas au rendez-vous. Une journaliste américaine a dit : « Pour les écoliers américains et pour une bonne partie du public, l'histoire des Etats-Unis, c'est : oppression des indiens, puis oppression des noirs, puis oppression des femmes (aujourd'hui) et rien entre ».

Nous payons cinquante ans de destruction méthodique de notre civilisation. Nous n'avons plus de peuples, mais des conglomérats d'adolescents attardés ignorants, excités et haineux, leur haine étant à la mesure de leur ignorance, abyssales, ne connaissant aucune limite à leurs pulsions destructrices puisque n'ayant pas été éduqués. Aujourd'hui, comme les talibans, ils détruisent les statues. Demain ?

Je ne suis pas souvent d'accord avec Guy Millière, sioniste excessif, mais, comme lui, je suis estomaqué :

Les Khmers rouges américains à l’assaut de la Maison-Blanche

On a pu décrire le nazisme comme la politique des enfants sans père. Que faisons nous depuis cinquante ans, si ce n'est des enfants sans père ?

L'avenir de l'intelligence est sombre. Elle doit de nouveau se cacher.

Addendum :

On proclame le terrorisme islamique révoltant, mais on ne se révolte pas vraiment. On se comporte comme les victime pleurnichardes d'un malheureux phénomène météorologique imprévisible (le réflexe "bougie, nounours", comme pour les accidents d'avion). Contre le nazisme, là on se bat, pas de "bougie, nounours". De la castagne, de la baston.

Deux poids, deux mesures.

Révolte contre un danger imaginaire, le nazisme. Pas de révolte contre un danger réel, l'islamisme.

Quand une société se trompe à ce point d'ennemi, elle est très malade. La tête est atteinte, nous sommes fous.


Addendum :


« La guerre de Sécession américaine ne peut être réduite à un conflit pour ou contre l'esclavage »

**********
Comparer à Vichy, à la 2e guerre mondiale, au nazisme, voire même Lee à Hitler comme on a pu le lire, n'a pas grand sens et témoigne d'abord d'une méconnaissance assez sidérante d'une histoire complexe.

[…]

Encore une fois, la guerre civile ou guerre de Sécession est le seul épisode de cette ampleur sur le sol américain; symboliquement, 150 ans après et malgré les deux guerres mondiales, il a une résonance encore puissante comme acte fondateur de ce qu'est la nation américaine. Sous-estimer les symboles, tout comme les charger de trop de valeur, relève je pense de la même erreur. Plutôt que des comparaisons hasardeuses avec le nazisme, on pourrait se demander, toutes choses égales par ailleurs et toutes proportions gardées, les réactions ici si l'on s'en prenait à l'Arc de triomphe à cause du rôle de Napoléon dans le rétablissement de l'esclavage, au Sacré-Cœur commémorant l'écrasement de la Commune, aux statues de Kléber à cause de la Vendée, de Colbert pour le Code noir, au mur des fédérés à cause des exécutés de la Roquette, à Versailles comme symbole de la monarchie absolue, ou à n'importe quel cimetière allemand de la 2e guerre mondiale à cause des horreurs de l'occupation nazie ...
**********

mardi, août 15, 2017

Août 1917

Aout 1917 est un mois calme (à part l'incendie qui détruit un tiers de Thessalonique, rien à signaler).

Les offensives du printemps et de l'été de tous les camps ont échoué ou n'ont pas eu les résultats décisifs escomptés. Avec l'utilisation de gaz toxiques sophistiqués, on a franchi un pas de plus dans l'horreur.

Les mutineries (1) ont montré à l'Entente qu'il fallait changer de méthodes mais pas de stratégie. L'idée d'épuiser les empires centraux est juste, mais il faut qu'elle coûte moins en vies humaines alliées. Cela aboutira au « J'attends les chars et les Américains » de Pétain.

Des tentatives de négociations par l'intermédiaire du Vatican en vue d'une paix blanche ont été faites depuis le début de l'année mais, en août, c'est fini. L'effondrement russe redonne à l'Allemagne l'illusion qu'elle peut encore gagner la guerre, elle refuse ces offres (non, la responsabilité de cette guerre n'est pas également partagée entre les pays. C'est une gentillesse de laisser croire que l'Allemagne n'est pas plus coupable que les autres. Elle l'est (2)). L'heure de Clemenceau et de la guerre totale (« Ma politique ? Je fais la guerre. » ) approche (novembre 1917).

L'Allemagne croit qu'elle peut surmonter l'effet désastreux (entrée en guerre des Etats-Unis) de sa décision de guerre navale à outrance de janvier 1917 grâce à la libération pour l'ouest des troupes qui combattaient les Russes. Espoir vain comme le montrera 1918. Comme d'habitude, les Allemands sont excellents en tactique et nuls en stratégie (ils nous refont le même coup aujourd'hui avec l'Euro et l'immigration : ils engrangent des succès de court terme, mais à long terme ...).

A l'été 1917, la probabilité d'une victoire de l'Allemagne diminue ... à la condition que les Alliés tiennent le coup.






**************
(1) : nous ne reviendrons pas sur les interprétations vicieuses qu'en font les gauchistes à la Jospin. Rappelons juste, pour la mémoire des combattants, qu'il ne fut jamais question de déserter, de refuser de défendre, mais de refuser de monter en ligne, de refuser les offensives sanglantes et bancales.

(2) : ce n'est pas pour rien que Churchill dira, vingt-cinq ans plus tard, justifiant les bombardements des villes allemandes : « Je veux faire passer à jamais aux Allemands le goût de la guerre ».

Je n'arrive pas à me faire une opinion sur la présidence Trump

Je n'arrive pas à me faire une opinion sur la présidence Trump.

Je ne reprends pas la plupart des reproches de la presse conformiste. Si Trump était un homme politique ordinaire, propre sur lui, technocrate, il ferait la même politique que les autres. Or, il est clairement un opposant au Système et identifié par celui-ci comme un ennemi à abattre.

Son coté grande gueule, brouillon, impoli, « too much », est une obligation s'il ne veut pas se faire bouffer (1). Avant de critiquer Trump sur son style, posez vous la question. Comment vous comporteriez vous pour ne pas vous faire bouffer par des médias  mondiaux qui vous sont hystériquement hostiles (2) ? Il y a bien des chances qu'après mûres réflexions, votre réponse soit « comme Trump ».

On en est quand même au stade où l'ancien président, brisant honteusement avec la tradition américaine, mène l'opposition, sous les hosannas d'une presse folle de rage anti-Trump. Ce scandale passe comme une lettre à la poste parce que c'est le camp du Bien.

Shadow President ? Barack Obama’s permanent residency in Washington breaks precedent and makes him the effective head of the anti-Trump opposition.

N'empêche que je me pose des questions sur Trump. Je ne sais pas où il veut en venir et comment.

Between Chaos and Competence

***************
(1) : un petit bourgeois coincé comme Finkielkraut ne le comprend pas -je sais que cela dérange du monde, mais je trouve Finkielkraut très surestimé. C'est un intellectuel estimable, pas un intelligent (seule qualité indéniable de Finkielkraut, le sens de la formule). J'en ai un peu marre des fausses valeurs anti-conformistes. Déjà que les anti-conformistes ne sont pas nombreux, alors perdre son temps avec des leurres ...

(2) : vous lirez cet article sur les événements de Charlottesville et vous le comparerez aux compte-rendus des médias.

Que les Américains sont vulgaires !

En vacances, il m'est arrivé de côtoyer cinq minutes des Américains, style bourgeois côte est.

Comme d'habitude en pareilles circonstances, je les ai trouvés éclaboussants de vulgarité.

Ce parler sonore et nasillard, ces syllabes qui claquent et ces mots avalés. On n'entendait qu'eux.

Et puis cette gestuelle et ces mimiques de feuilleton télévisé : ces moues dubitatives, ces regards directs genre conquérants du monde, ces mouvements décidés et autoritaires des mains et des bras pour appuyer les propos. De mauvais élèves d'une école de théâtre ...

C'était d'autant plus marrant qu'à deux mètres se tenait couple d'Anglais old school qui rendait le contraste saisissant.

Finalement, si je tourne anti-américain primaire, c'est de leur faute, non ?

Lire Tintin. Les bijoux ravis (B. Peeters)


A cause de la bêtise et de la cupidité des héritiers d'Hergé, ce livre ne comporte aucune illustration de Tintin, à part la couverture.

Benoit Peeters analyse case par case des Bijoux de la Castafiore, il faut donc avoir l'album à coté de soi. Cet ouvrage permet de mieux comprendre la finesse et la richesse des meilleurs albums de Tintin.

Tout lecteur un peu attentif comprend vite que les bas de planches introduisent un suspense incitant le lecteur à tourner la page, héritage de la publication de Tintin en feuilleton.

Mais Hergé est bien plus subtil. Il construit des concordances qui s'enchainent (les oiseaux, les fleurs, les bijoux, la marche cassée, dans les Bijoux) et égarent le lecteur, comme dans Agatha Christie. La clé de l'énigme des Bijoux est donnée dès la première case ! Personne ne la voit.

Le professeur Tournesol joue souvent le rôle du choeur antique, celui qui dit la vérité de la situation. Comme il le fait à sa manière, le dialogue de sourds, personne ne l'entend.

L'égocentrique Castafiore écorche tous les noms ... sauf ceux se rapportant à sa personne.

Je n'avais jamais bien fait attention aux cadrages, je suis un lecteur ordinaire. Ils sont d'une grande variété.

En postface, un entretien avec Hergé fort intéressant.

Je cite pêle-mêle ces traits. A vous de lire le livre

lundi, août 14, 2017

Il n'y a pas de Macroléon

Macron n'est ni Napoléon, qui a donné à la France une structure administrative et juridique pour deux siècles, ni De Gaulle, qui a redressé un Etat à la dérive.

Au delà de la personne, finalement sans grand intérêt (des technocrates aux dents longues, on en a vu et on en verra d'autres) d'Emmanuel Macron, la question est : « Pouvait-il en être autrement ? ».

Ma réponse est hélas négative.

Je pense que, comme François Hollande avant lui, Emmanuel Macron est l'alibi des Français : il leur permet de mimer une volonté de changement qu'ils n'ont pas vraiment. Macron, comme Hollande, c'est le frisson du changement, sans l'effort du vrai changement.


***************
Macron perd pied (info # 011408/17) [Analyse]
Par Amram Castellion © Metula News Agency

On n’avait pas vu cela depuis plus de vingt ans. Après avoir maintenu un taux de popularité supérieur à 60% pendant le premier mois qui a suivi son entrée en fonctions, avec un maximum de 64% d’opinions favorables au moment des élections législatives de juin, le Président Macron, dans les deux mois d’été qui ont suivi, a vu réduire de près de moitié la proportion de ses concitoyens qui jugent favorablement son action. Selon le dernier sondage YouGov du 10 août dernier, le pourcentage d’opinions favorables se limite désormais à 36%, soit une baisse de 28 points en deux mois. Si ce rythme se poursuivait, le président atteindrait une popularité négative le 27 octobre prochain.

Cette rapide chute de popularité est d’autant plus remarquable qu’elle ne peut pas être mise sur le compte de l’action présidentielle, qui a à peine commencé à produire ses effets. La seule loi réformatrice votée à ce jour a porté sur la moralisation de la vie publique : limitation des possibilités offertes aux élus de la nation d’avoir une activité de consultant en parallèle, sanction d’inéligibilité des élus condamnés pour fraude fiscale, et interdiction d’employer des membres de leur famille. Cette loi – probablement une bonne chose au total – ne porte pas sur des sujets qui intéressent les Français au point de pouvoir faire s’effondrer une cote de popularité.

Il ne semble pas non plus vraisemblable que la baisse de la popularité du président soit liée aux réformes qui n’ont pas encore été mises en œuvre, mais que l’on annonce pour la rentrée. Ces réformes devraient inclure une modification du droit au travail : sous réserve des consultations en cours, on nous annonce un plafonnement des indemnités prud’homales, une plus grande compétence donnée aux négociations de branches, des ajustements des conditions de licenciement ainsi que des contrats de travail particuliers.

Ensuite, le gouvernement devrait procéder à une réforme fiscale qui réduira les cotisations sociales et augmentera la CSG [la contribution sociale généralisée], faisant passer une part accrue du fardeau fiscal des actifs vers les inactifs. Une réforme, moins bien définie pour l’instant, de l’assurance chômage devrait suivre : le candidat Macron avait annoncé l’attribution d’allocations chômage aux démissionnaires, mais il est à peu près certain que, si une réforme se fait, elle ne pourra pas se limiter à cette mesure coûteuse dans la situation budgétaire catastrophique que connaît actuellement la France.

Rien de tout cela – qu’on peut discuter, mais qui ne présente aucun scandale et ne manque pas de bon sens – ne peut expliquer une liquéfaction aussi spectaculaire de la popularité présidentielle. On ne peut même pas accuser la situation économique d’être responsable de la chute : celle-ci, au contraire, s’améliore plutôt. L’économie française devrait voir cette année sa meilleure croissance depuis 5 ans (même si cela ne fera encore qu’1,6%) ; l’investissement des entreprises devrait augmenter d’environ 3% pour la deuxième année consécutive ; le chômage, encore bien plus élevé que la moyenne européenne, évolue lentement vers la baisse et pourrait descendre à 9,4% en fin d’année (source : INSEE).

Pour comprendre la chute de popularité du président, le mieux est de revenir sur un thème que Macron lui-même a souvent répété pendant sa campagne : l’important n’est pas le programme (ou, selon les termes même de l’élu : « on se fout du programme ») mais la rencontre historique entre un homme et une nation. C’est cette rencontre historique qui est en train d’échouer. La principale raison est que la grande majorité de la nation est désormais convaincue que l’homme n’est pas à la hauteur.

Le premier indice de l’échec du projet macronien de se transformer en figure historique figure dans la liste même des réformes lancées ou envisagées, que j’ai présentées plus haut. Leur présentation n’a-t-elle pas suscité chez nos lecteurs quelques secondes d’ennui ? Si oui, il n’y a rien de surprenant. Les réformes Macron constituent un projet respectable, mais bien modeste à l’échelle des difficultés de la France. 

Cela ne signifie pas que ces réformes soient mauvaises ; mais il est manifeste que le programme de travail de Macron est celui d’un honnête réformateur, qui modifiera à la marge les institutions et le droit existant en espérant les faire fonctionner mieux.

Il n’y a rien de mal à cela. Mais l’image désormais donnée par le nouveau président devient, du même coup, entièrement contradictoire avec celle qu’il essayait de projeter avant et juste après son élection. Il aimait alors à se faire comparer par ses proches à Napoléon ou De Gaulle, et faisait dire qu’il représentait une rupture historique, non seulement à l’échelle de la France, mais à celle du monde. Parfois, dans des moments d’entraînement attendrissants, les macroniens et Macron lui-même osaient la comparaison avec les divinités de différents panthéons, Jésus ou Jupiter.

Sans revenir sur ces dernières comparaisons (nous avons tous nos moments de faiblesse et d’irrationalité), les deux premières auraient exigé que Macron, une fois élu, s’engage sur un projet de modification complète des institutions et de la gouvernance de la France, comme l’ont fait en leur temps l’empereur et le général. Lorsque le président a annoncé qu’il réformerait le droit du travail, on pouvait encore espérer des réformes fondamentales, comme une liberté presque complète de recrutement et de licenciement ou la création d’un contrat de travail unique.

Mais il est désormais clair que les réformes en profondeur ne sont, dans aucun domaine, ce qui attend la France sous Macron. La contradiction flagrante entre le grandiose des promesses et la modestie des projets a fait bien plus que toute mesure, prise ou annoncée, pour réduire la figure du président. Elle répand aussi le sentiment, que certains d’entre nous avaient déjà exprimé, que la fumée des références historiques macroniennes venait moins d’une appréciation objective de sa propre valeur que d’un délire narcissique incontrôlé.


Je suis un personnage historique, brillant et moderne ! C’est un ordre !

Sur fond de cette contradiction fondamentale entre une communication grandiose et un projet de gouvernement fait de réformes honnêtes et modestes, Macron a révélé en de multiples autres manières les limites de sa personnalité.

Lui qui voulait se présenter comme un visionnaire, résolu à mettre en œuvre un programme courageux, a multiplié les hésitations et les reculs face à la moindre résistance devant les annonces de réforme. Après 100 jours de pouvoir, le président a déjà reculé sur le toilettage de l’aide publique au logement, la création d’un statut de la Première dame, l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives, l’interdiction de toute activité de consultant pour les élus, l’augmentation du budget des armées et la diminution du budget des armées. Il a, il est vrai, tenu bon sur deux importantes mesures fiscales (la réforme de la taxe d’habitation et de l’impôt sur la fortune), mais après un aller-retour très visible, qui n’a pas laissé l’impression d’une grande résolution. Derrière l’image du dirigeant déterminé, les Français ont vu réapparaître le jeune homme décrit par ses anciens camarades interrogés par la Ména : assoiffé d’approbation, voulant continuellement plaire à tous et en tout temps, rendu par là même incapable d’avoir une approche cohérente face à quelque question que ce soit.

Lui, qui se faisait volontiers décrire par sa clique comme un génie de la communication, n’a pas pu supporter l’hostilité croissante de la presse et a choisi de se retrancher dans un Elysée mieux fortifié que les bunkers du Hezbollah qui font face à Métula. Impasse sur l’interview traditionnelle en direct du 14 juillet, jugée trop dangereuse pour la précieuse image présidentielle ; contrôle sourcilleux de l’identité de chaque journaliste admis devant l’auguste présence ; présence de plus en plus discrète sur les réseaux sociaux : la paranoïa a remplacé l’empathie, les querelles de bas étage entre journalistes et équipe de communication (ainsi qu’au sein même de cette équipe) ont remplacé la promesse de construire une relation constructive.

Lui dont la jeunesse et la modernité semblaient annoncer un mode de gouvernance fait d’échanges ouverts à tous, s’est crispé dans la verticalité la plus désuète et dans des trépignements d’autoritarisme dont il est difficile de dire s’ils semblaient plus séniles ou plus infantiles. Lorsque l’ancien chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a vu fuiter les déclarations confidentielles qu’il avait faites devant une commission parlementaire sur la situation budgétaire des forces, la réaction du président – le spectacle d’un gringalet de 39 ans disant publiquement à un ancien combattant universellement respecté du Kosovo, d’Afghanistan, du Mali et d’Irak « Je suis votre chef et je n’ai besoin ni de vos pressions ni de vos commentaires » – était si évidemment déplacé qu’elle suffit, à elle seule, à expliquer une partie importante de sa baisse de popularité.

Lui dont la venue annonçait une rupture face à des méthodes politiques vieillies, qui avaient failli à la tâche de résoudre les problèmes essentiels des Français, continue à refuser systématiquement de voir ce qu’est devenue la principale angoisse du pays : son inquiétude identitaire face à une population installée dans son sein mais hostile à son histoire, à ses valeurs et, sur le long terme, à sa survie. Il continue, délibérément, sourd à tous ceux qui essaient de lui faire rapport sur ce défi historique, à prôner davantage d’ouverture culturelle, davantage d’entrées, davantage d’accommodements. Sa position personnelle semble, sur ce sujet essentiel, délibérément hostile à une opinion publique pour laquelle il n’a probablement pas un grand respect.

Il est naturellement impossible de prévoir, aussi tôt dans le quinquennat, s’il sera pour finir un échec ou un succès. Le président a pour lui l’esprit d’analyse, une réelle flexibilité, et une volonté passionnelle d’être aimé. Il a plus de temps qu’il n’en faut pour redresser la barre, annoncer et mettre en œuvre des mesures populaires et trouver un ton plus juste dans sa communication. Et pourtant, je serais plus optimiste si les reproches qu’on pouvait lui adresser concernaient son action ou ses projets. Ceux-ci, à ce jour, sont modestes, mais respectables. La principale faiblesse que la France a découverte chez Emmanuel Macron ne concerne pas son action, mais sa personnalité même : la seule chose que les calculs politiques les plus habiles ne savent pas modifier.
***************












Une analyse de la confrontation Corée du Nord - Etats-Unis

J'en ai vraiment ma claque, sur ce sujet et sur d'autres, de la médiocrité de la presse française. J'ai honte.

Comme le dit le début de l'article, on nous présente les événement comme le concours d'aboiements de deux excités. On ne pourrait faire une analyse plus nulle. C'est à croire que les journalistes français font une compétition pour savoir qui sera le plus con ... et il y a de la ressource.

Et on note le silence assourdissant de la France et du machin bruxellois, preuve, s'il en fallait, que nous ne comptons plus. Au fait, je croyais que notre nouveau président était un croisement de Jésus et de Superman, étrange qu'il n'ait pas encore sauvé le monde (bon, il a mollement soutenu Trump, c'est déjà ça).

On trouve tout de même cela dans le Figaro :

Trump, Kim Jong-un et la Chine : les clés d'un bras de fer

************
Kim Jong-un a un projet clair qui est de doter son pays d'une force de dissuasion nucléaire. Instrument majeur d'une indépendance pour le moment plus fantasmée que réalisée, elle ferait entrer l'État nord-coréen dans le club encore restreint des puissances nucléaires.

[…]

Donald Trump, lui, poursuit une politique qui est loin d'être nouvelle : tenter d'empêcher la prolifération des forces nucléaires dans le monde - et pas seulement celles de la Corée du Nord. On peut discuter cette politique qui avalise la distinction entre ceux « qui en ont » et ceux qui « n'en ont pas ». Mais elle n'a rien d'absurde. De surcroît, la méthode du président américain ne semble pas relever de la psychiatrie, comme on le lit ici et là; mais d'une approche réaliste.

[…] les États-Unis se sont appuyés sur l'ONU, qui a interdit à la Corée du Nord tout essai balistique ou nucléaire sous peine de sanctions. Cela n'a rien donné, il faut le reconnaître.

La diplomatie américaine consiste donc, désormais, à compter sur la Chine pour retenir les ambitions du numéro un nord-coréen. Trump sait que seule Pékin a les moyens de tordre le bras de son petit allié nord-coréen. Les pressions pour que la Chine abandonne sa relative complaisance envers ce dernier se sont faites plus insistantes et variées. Trump a usé d'encouragements, voire de flatteries : il s'est déclaré « sûr » que la Chine se montrerait une puissance mondiale responsable. Ensuite, il a affecté d'être déçu par Pékin. Nous pensions que les Chinois feraient mieux, mais au moins, nous aurons essayé, a-t-il déploré en substance. Comme Trump n'est pas naïf, il a glissé aussi quelques menaces: si la Chine ne forçait pas son allié nord-coréen à renoncer à ses projets balistiques et militaires, l'Amérique « pourrait agir seule » et toutes les options « seraient sur la table », de la frappe préventive à un règlement bilatéral qui exclurait la Chine. Les commentateurs aiment à souligner les allusions de Trump à une possible guerre. Mais le président des États-Unis a aussi déclaré qu'il serait « honoré » de rencontrer le jeune dirigeant nord-coréen en tête à tête. Bref, il souffle le froid et le chaud.

La Chine a compris le message. À ses yeux, la Corée du Nord n'est qu'un élément d'un bras de fer plus vaste avec les États-Unis. Ses dirigeants se souviennent des promesses de campagne de Trump concernant l'institution d'une taxe d'environ 45 % sur les importations chinoises aux États-Unis. Ils n'ont pas oublié ses critiques relatives à la manipulation du yuan. L'économie chinoise, croit-on souvent, est trop prospère pour s'inquiéter des mesures que pourraient prendre les États-Unis à son encontre. C'est une erreur. La dette chinoise s'est envolée à bientôt 300 % du PIB. Si le système économique chinois est un système assez contrôlé par l'État pour ne pas trop craindre les trous d'air, il n'est pas sûr que Pékin aimerait tenter l'expérience in vivo pour s'en assurer.

[…]

Mais la Chine ne peut pas non plus se permettre l'effondrement de son allié nord-coréen au profit d'une Corée du Sud soudée aux Américains. Les deux géants américain et chinois sont entrés dans une phase de concurrence pour s'assurer le leadership mondial. En Asie orientale comme ailleurs. Dans ce qui se dessine comme la grande confrontation des prochaines décennies, la Chine ne veut pas commencer par une reculade. Pékin n'entend pas abandonner la Corée du Nord, et n'est par exemple pas du tout disposé à inclure dans les sanctions l'interdiction pour la Corée du Nord d'importer son pétrole. Les dirigeants de Pyongyang sont parfaitement conscients de la garantie stratégique que la Chine leur assure. C'est fort de ce soutien que Kim Jong-un affronte, avec une certaine tranquillité d'âme malgré les apparences, le géant américain. Le David nord-coréen est soutenu par un Goliath bis qui, s'il ne peut lui faire quitter le ring, lui évitera le K.-O.

Quand Donald Trump renoncera à privilégier le concours de la Chine pour aboutir, nous entrerons dans une nouvelle étape - et peut-être plus rapidement qu'on ne croit. Nous aurons sans doute alors d'autres inquiétudes. Mais pour le moment, Trump joue bien sa partition et, hélas, Kim Jong-un aussi. La présidence d'Obama n'a pas obtenu de résultats sur ce dossier. La détermination de Donald Trump doit être saluée, comme elle l'a été par le président Macron. L'horreur du régime de Pyongyang ne se mesure pas seulement à ses menaces apocalyptiques mais au sort qu'il fait subir à sa population. Un exemple entre cent: la main-d'œuvre nord-coréenne bon marché qui travaille en Chine ou en Russie doit verser 80 % des salaires à l'État nord-coréen. Il faut ouvrir la Corée du Nord aux idées, aux images et à la musique du reste du monde. Curieuse solution ? C'est celle de l'avenir. L'URSS s'est effondrée sans tirer un coup de feu, alors que Moscou était en possession de près de 12000 ogives nucléaires stratégiques.
************

Je vous encourage vivement à lire Destined for war. Thucidydes' trap.

L'escalade par alliés interposés (type 1914) est un des scénarios menant à une guerre entre les Etats-Unis et la Chine.

On pourrait se poser la question du rôle de la France dans tout cela. Depuis Nicolas Sarkozy, nous sommes alignés servilement sur les Etats-Unis (et « servilement » est presque un euphémisme).

Hélas, hélas, hélas, aucun de nos politiciens n'est en mesure de poser ce débat essentiel, non seulment pour la France, mais, peut-être aussi pour la paix du monde. Trop incultes, trop bêtes, trop nombrilistes, trop conformistes.

Un tournant raté

Une de mes rubriques préférées, bien qu'elle ne soit pas très fournie, est celle de la France argentine, car c'est celle qui illustre le mieux notre comportement : un pays, comme l'Argentine d'il y a un siècle, qui était une puissance et qui, à force de rater les tournants de l'histoire, de prendre les mauvaises décisions, finit par sortir de l'histoire.

Je ne compte d'ailleurs pas l'élection d'Emmanuel Macron au rang de ces tournants ratés puisqu'il n'y avait aucun candidat majeur portant la bonne politique. Le dernier tournant raté, et costaud, c'est le quinquennat désastreux de Nicolas Sarkozy.

A ma collection de tournants ratés, j'ajoute cette citation, trouvée dans Destined for war (au passage, je m'étonne que ce billet n'ait pas été commenté, alors que c'est le plus lourd de conséquences de cette année et qu'il est d'une actualité brûlante) :

« Il eut suffit que nous soutenions vigoureusement la Confédération pour que nous ayons face à nous, non plus un pays mais deux. Et la Grande-Bretagne serait toujours la première puissance du monde. »

Lord Salisbury, Premier Ministre britannique


La France, de droite, vraiment ?

La droite aurait gagné la bataille des idées. Ca me fait bien rire.

Le pouvoir est de gauche, version multiculturaliste, licencieuse et mondialiste. Et la seule opposition véritable est constituée de nostalgiques de Staline.

Effectivement, c'est aveuglant : la droite a gagné la bataille des idées !

Lisez Chesterton

Lisez Chesterton

dimanche, août 13, 2017

La fonction de la burka (qu'est-ce que l'islam ?)

« Tout l’Islam semble être une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles ? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive a la burka moderne, semblable à un appareil orthopédique. »

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques.

Des racines ... et des ailes ?



J'aime bien cette émission parce qu'elle essaie de se sortir du piège du passéisme. Contrairement à 99 % de ce que je lis chez les conservateurs, il y a l'idée que se complaire dans la nostalgie est stérile.

lundi, août 07, 2017

Les "petits" patrons font confiance à Macron

Les patrons de petites entreprises (ce qui n'en fait pas, contrairement à ce que croient ces imbéciles hautains de journalistes, des petits patrons) font confiance à Emmanuel Macron (d'après un sondage).

Cela me fait penser à un économiste (Von Mises ?  Schumpeter ?) qui disait qu'il ne faut pas demander l'avis économique des patrons : leurs compétences en macroéconomie sont inversement proportionnelles à leurs compétences en microéconomie. Je suis totalement ce jugement.

Les patrons se résignent à l'Euro alors que c'est la question macroéconomique, celle qui conditionne toutes les autres.

Il est vrai que, comme le dit Charles Gave, si les Français sont assez bêtes pour vouloir conserver une monnaie qui les étrangle au profit de l'Allemagne, libres à eux.

Cette apathie face à l'échec de l'Euro est un des symptômes les plus manifestes de notre décadence.

Dans les années 30, quand la politique du bloc-or est devenue insupportable, les Français ont voté Front Populaire. Certes, ce fut aussi un échec économique mais, du moins, ne sont-ils pas restés les deux pieds dans le même sabot. En 2017, nous n'avons même plus cette énergie là, d'essayer autre chose quand une politique échoue.

Car, si nous changeons de politique chaque fois qu'elle échoue, nous avons une chance de réussir un jour. Persister dans une mauvaise politique ne donne qu'une seule certitude : celle de continuer à échouer (façon tiers-monde).

Préférer un malheur connu à une tentative de rétablissement dans l'inconnu est un signe exaspérant de perte d'ambition, de manque d'envie de vivre.


samedi, août 05, 2017

Macron et la presse : le bal des faux-culs continue

A l'occasion de la chute de popularité d'Emmanuel Macron, les journalistes font mine de découvrir les défauts du personnage. Ils nous ont fait le même coup avec François Hollande. Mais n'était-ce pas avant l'élection qu'il fallait faire ce travail de lucidité ? Leur petite pugnacité sans risque d'aujourd'hui dénonce leur servilité d'hier et flétrit le peu de réputation qui pouvait leur rester. Ils n'ont même pas le reste d'honneur qui consisterait à la constance dans la servilité.

Réciproquement, les macronistes prétendent découvrir les méfaits d'une trop grande proximité avec les journalistes alors que c'est elle qui a fait l'élection.

Les journalistes et les macronistes nous prennent pour des cons. Mais quand leur avons nous montré qu'ils avaient tort ?

Les journalistes et les macronistes méritent  le plus grand mépris, et même le dégoût. Mais quand leur avons nous manifesté cet équitable jugement ?

mardi, août 01, 2017

Le piège de la technostructure se referme sur Macron

Le piège de la technostructure se referme sur Macron

Mes fidèles lecteurs ne sont pas surpris, j'espère, par cet article. Les événements confirment mes analyses :

1) Emmanuel Macron est une imposture : le renouvellement des têtes sert de paravent à une parfaite continuité politique et même à un approfondissement de cette politique néfaste.

2) Le mensonge technocratique est une impasse politique grosse de mauvaises surprises.

J'ajoute deux autres considérations qui, elles non plus, ne sont pas des nouveautés sur ce blog mais dont l'histoire récente renforce la pertinence :

1) Prendre les Français pour des cons, ça marche, ça permet d'être élu. François Hollande en 2012 et Emmanuel Macron en 2017 l'ont prouvé.

2) Le peuple français (le peu qu'il en reste) est incapable de faire émerger une solution politique régulière aux problèmes existentiels de la France. Soit la France ne les résout pas et elle disparaît, soit elle les résout par des voies irrégulières. Dans tous les cas, l'avenir est gros de violences qui pourraient bien faire regretter aux bourgeois Figaro - Le Monde d'avoir voté pendant des décennies pour que rien ne change et pour laisser les problèmes s'aggraver au point de rendre la situation insoluble autrement que par des événements radicaux du genre "maladie guérie, malade mort".