dimanche, décembre 17, 2006

Ultra-capitalisme et Etat maternant : les deux faces d'un même problème

JF Roubaud nous explique que les prélèvements sociaux et fiscaux sur le salaire brut "réel" sont de 71 %.

Entreprises, la richesse confisquée

D'autre part, Paul Fabra remarque que les entreprises françaises sont celles qui recourent le plus aux techniques de l' "ultra-capitalisme" (flux tendus, effets de levier, travail temporaire, etc.) :

Les entreprises françaises trop bien gérées

L'économie française se caractérise par quatre particularités :

> des prélèvements collectifs écrasants.

> des PMEs sous-capitalisées.

> des groupes mondialisées florissants

> une grande division entre les "in" et les"out", la trop fameuse "fracture sociale" (plus qu'aux USA par exemple)

Bien sûr, ces phénomènes sont liés : les PMEs financent les grands groupes, à la fois comme fournisseurs pressurés et comme contribuables finançant des subventions qui vont surtout aux gros. Evidemment, pour s'en sortir, on presse les employés, excluant de fait les moins rentables de l'emploi, mais en sachant qu'ils sont pris en charge par l'Etat.

Ces cercles vicieux sont bien connus, le problème est : comment en sortir ? (Comme disait Groucho Marx : quand on caresse un cercle suffisamment longtemps, il finit par devenir vicieux.)

Je vois quelques pistes :

> supprimer toutes les subventions aux entreprises, petites ou grosses.

> réduire la dette étatique (ce qui indirectement recapitaliserait les PMEs)

> privatiser les régimes d'assurance sociaux.

Mais globalement, on en revient toujours au "mal français" : il faut redonner de la liberté eux acteurs économiques, leur faire plus confiance. Pour paraphraser la camarade Ségo, les citoyens sont les plus légitimes et les mieux placés, les meilleurs experts, pour faire les choix économiques qui les concernent.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Excellent ... Il y a en effet un énorme paradoxe français ... ajoutez à cela la totale inconsistance, voire inutilité des syndicats français dans le privé, syndicats qui, c'est bien connu, ne sont "ultra-actifs" QUE dans la fonction publique, i.e. là ou il y en a le moins besoin, mais pour protéger des avantages acquis abberrants et totalement inégalitaires d'un point de vue macro-social ...
Grave dérive du système du travail français ...