jeudi, août 31, 2017

Pot-pourri : criminologues gauchistes, élite arrogante et inefficace, esclavagisme bien-pensant

Comment l'idéologie gauchiste déforme de prétendus scientifiques :

What Criminologists Don’t Say, and Why.Monopolized by the Left, academic research on crime gets almost everything wrong.

Dans la ligne du billet Mépris de classe : qu’est-ce qui a changé ? :

Our arrogant, self-consciously meritocratic elite isn’t as good as it thinks it is

Quand ce billet prouve qu'avoir de la mémoire, ça sert :

CRISE MIGRATOIRE : UN « NOUVEL ENGAGISME » ?





lls en ont un coup dans le casque (un député LREM a bien compris comment faire entrer ses idées dans le crâne de son adversaire)

On imagine la bronca s’il s’était agi d’un député FN. Admirable discrétion de rosière de la presse. Deux poids, deux mesures.

Remarquez bien que l’affaire n’a rien d’étonnant : M. El Guerrab a le comportement typique de la petite frappe « diverse » de banlieue. Insulte, violence, acharnement.



Un député LREM frappe un responsable PS à coups de casque

Mis à jour le 31/08/2017 à 09h13 | Publié le 31/08/2017 à 08h49
À la suite d'un échange virulent, M'Jid El Guerrab, député des Français de l'étranger, aurait donné deux coups de casque au socialiste Boris Faure. Les deux hommes entretiennent un contentieux depuis 2016.
La rue Broca, dans le Ve arrondissement de Paris, a été le théâtre d'une violente altercation entre deux politiques, selon une information de Marianne . Elle aurait opposé M'Jid El Guerrab, député de la majorité (LREM) des Français de l'étranger, à Boris Faure, premier secrétaire de la fédération PS des Français de l'étranger.
Selon le magazine, le parlementaire passait dans la rue en scooter quand il a aperçu Boris Faure. Il se serait arrêté pour engager une conversation. Mais rapidement celle-ci aurait dégénéré au point que les deux hommes en arrivent aux mains. «Ils commencent à discuter et au bout de quelques minutes, le député lui assène un coup de casque très violent puis un deuxième. L'autre tombe par terre, en sang», explique un témoin à Marianne.
Les deux hommes ont été séparés par des agents de sécurité présents dans la rue. Boris Faure a été conduit à l'hôpital par les pompiers. Selon l'entourage de M'Jid El Guerrab, contacté par Marianne, le député n'aurait fait que se défendre. «Boris Faure l'a empoigné par le bras, l'a traité d'imposteur, de communautariste de merde, de sale arabe. M'Jid s'est défendu avec son casque, c'est tout». Le député aurait par ailleurs signifié sa volonté de porter plainte pour «agression» contre le socialiste. 
Un contentieux depuis 2016
Pourtant, l'un des vigiles qui est intervenu ne considère pas que Boris Faure ait agressé le député. En revanche, il confirme avoir entendu les insultes. Le député LREM n'a pas été arrêté par la police. 
Le contentieux entre les deux hommes date de 2016, quand M'Jid El Guerrab a quitté le Parti socialiste pour rejoindre Emmanuel Macron. En mai 2017, Boris Faure avait publié sur le blog «Français à l'étranger - Français du Monde» , de Mediapart, un article titré: M'Jid El Guerrab, portrait d'un opportuniste ordinaire. Sur Twitter, Boris Faure a reçu le soutien de la Fédération des Français à l'étranger du Parti socialiste: «Soutien à Boris Faure agressé par le député marchiste M'Jid El Guerrab».
«Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté cette agression. Rien ne saurait justifier un tel déchaînement de violence. Toutes les conséquences de cet acte devront être tirées. Nous adressons notre fraternel soutien à notre camarade, à sa famille et à ses proches. Qu'ils sachent que la famille socialiste est unie derrière eux», a indiqué le Parti socialiste dans un communiqué. 
Agressé par un député LREM, un responsable PS en soins intensifs

Mis à jour le 31/08/2017 à 14h31 | Publié le 31/08/2017 à 14h22
Le premier secrétaire de la fédération PS des Français de l'étranger, Boris Faure, est en "soins intensifs" après l'agression commise mercredi par un député REM, M'jid El Guerrab, a indiqué jeudi sa famille dans un communiqué.
Après son admission à l'hôpital mercredi, l'état général de M. Faure "s'est rapidement dégradé" et il a "dû être opéré en urgence". "Les médecins ne se prononcent pas à ce stade sur les suites pour son état de santé" et "il est aujourd'hui en soins intensifs et reste sous surveillance", selon ce texte transmis par le PS.
Le Parti socialiste et La République en Marche ont "condamné" les "actes de violence" commis par M. El Guerrab.
"Si les circonstances restent encore à éclaircir, il semble établi que notre camarade a reçu des coups, notamment de casque de scooter, d'une violence telle que les pompiers ont été contraints de le transporter en urgence à l'hôpital où il a dû subir une opération chirurgicale. Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté cette agression", écrit le PS dans un communiqué.

mercredi, août 30, 2017

Nomination de M. Beurp : la fabrication du consentement

M. Beurp, BRP, Bruno Roger-Petit, « journaliste » macroniste outrageusement partisan, au point que même sa rédaction, qu’on ne peut pas qualifier de ramassis de chemises brunes avinées, s’en est émue pendant la campagne présidentielle , a été nommé porte-parole adjoint de la présidence de la république.

La nouvelle n’a que peu d’importance, elle est dans la logique de l’endogamie politiciens-journalistes et le personnage n’a aucun intérêt, il n’est même pas assez intelligent pour qu’il soit plaisant de l’avoir comme adversaire.

Cependant, c’est le prétexte pour revenir, avec Eric Verhaeghe, sur une notion fondamentale de notre époque, et même LA notion fondamentale, celle qui domine toutes les autres, de la politique contemporaine : la fabrication du consentement.

Dans nos régimes politiques occidentaux, le peuple est souverain un jour tous les quatre, cinq ans (les modalités varient suivant les pays, mais c’est l’ordre de grandeur), après quoi il redevient subordonné pendant quatre, cinq ans. Les gens en place ont un intérêt objectif à ce que, ce jour-là, le peuple soit le moins libre possible de son choix, de façon à éviter les mauvaises surprises et la remise en cause d’une situation qui fait leur réussite. Ils ont aussi un intérêt secondaire à ce que le peuple ne se montre pas trop turbulent entre les échéances électorales et continue à obéir (notamment, à payer les impôts) sans trop rechigner.

L’ensemble des techniques utilisées à ces fins a été baptisé par Walter Lippman, terme repris par Noam Chomsky (hé oui ! un gauchiste), la fabrication du consentement. L’expression mérite d’être analysée. Il s’agit d’une fabrication, et non d’une émergence spontanée, et on parle de consentement, et non d’approbation. Dans la notion de consentement, il y a une réserve, on reste sur son quant-à-soi, on se fait violence, ou on accepte une violence qui nous est faite, ce n’est pas l’enthousiasme volontaire et positif.

La notion principale est celle de cadre idéologique. On laisse les débats libres tant qu’ils ne sortent pas du cadre idéologique posée par le système politico-médiatique, comme on laisse les enfants libres de jouer dans le bac à sable, à condition qu’ils n’en sortent pas. Mais les enfants ne sont pas souverains, ils ne choisissent pas le bac à sable, ce sont les parents qui le choisissent. Pour ce faire (imposer un cadre idéologique), Lippman explique que les medias doivent toujours interposer un filtre entre la réalité et l’opinion. Ce filtre peut prendre plusieurs formes, la plus simple étant la sélection de l’information, le choix de ce qui mérite de faire la une et ce qui ne mérite même pas une ligne.

En matière de fabrication du consentement, la campagne électorale d’Emmanuel Macron fut remarquable.

Prenons du recul : comment un homme qui était un quasi inconnu un an avant le vote, sans accomplissements ni services majeurs, sans histoire, avec des qualités, certes, mais rien d’extraordinaire, a t-il pu être élu ? Vous connaissez la réponse : la fabrication du consentement.

Le score du premier tour et les sondages montrent sans ambiguïté que deux tiers des électeurs d’Emmanuel Macron du second tour ont voté sans enthousiasme, voire avec réticence. Ils auraient pu aller à la pêche, mais ils ne l’ont pas fait, ils se sont sentis obligés d’aller voter. Dans ceux qui ne voulaient pas de Macron, beaucoup ont préféré s’abstenir plutôt que voter Le Pen. Nous sommes en plein dans le consentement, par opposition à l’approbation.

Pour descendre à la basse technique de cette fabrication du consentement macronien, nous avons un exemple d’anthologie d’interposition médiatique entre le public et la réalité : le meurtre de Sarah Halimi. Ce fait divers horrible en pleine campagne électorale (4 avril 2017) n’a pas eu l’écho habituel car, en ramenant le projecteur sur des questions épineuses pour Emmanuel macron (délinquance, antisémitisme musulman, immigration), il aurait gêné le candidat des médias.

Mais on peut élargir : la façon de poser des questions techniques, dont il était évident qu’elles avantageraient Macron sur Le Pen, participe du cadre idéologique qui limite la liberté des débats. Les journalistes prennent comme présupposé idéologique qu’un président doit être un bon technicien. Réduire la politique à des questions techniques, c’est en réalité faire disparaître la politique. De Gaulle était-il bon technicien ? Par la bande, les journalistes ont clos le débat politique en le ramenant à de la technique de petit bureaucrate.

Ainsi, s'explique la chute de popularité d'Emmanuel Macron : on a forcé la main des Français, ils se vengent ... quand il est trop tard. Quand ça ne sert plus à rien, quand leur petit jour de souveraineté tous les cinq ans est passé.


mardi, août 29, 2017

La gauche comme DAECH (hystéries contemporaines)

La gauche casse les statues, comme DAECH (je ne vais pas pas revenir ici trop longuement sur les grandes parentés idéologiques et psychologiques entre islam et gauchisme. L'islamo-gauchisme n'est pas une aberration, il est naturel). Arrêtons nous juste à cette histoire de statues :

Mathieu Bock-Côté : « La chasse aux statues ou le nouveau délire pénitentiel de l'Occident »

De plus en plus fréquemment, l'actualité et la politique se font sur la mode de l'hystérie.

J'y vois trois raisons :

1) L'hystérie est un comportement féminin (même si des hommes peuvent être hystériques). On donne beaucoup trop d'influence aux femmes dans le débat public. Ce sont les valeurs et les comportements féminins qui servent de diapason. Pas étonnant donc que l'hystérie soit à la mode. C'est mauvais : les femmes n'ont pas la tête politique.

2) L'effondrement de l'intelligence des occidentaux. Il est plus facile de se mettre en colère et de crier que de réfléchir et de se retenir.

3) La perte de repères. Quand on vit dans un relativisme absolu, quand on considère que toutes les idées, toutes les morales, tous les comportements se valent, on n'a plus d'arguments rationnels et raisonnables pour défendre ce à quoi on persiste à croire. Il ne reste donc plus que le bruit et la fureur pour défendre ce qui nous tient à coeur.

Il peut sembler étrange que les musulmans (dont on ne peut pas dire qu'ils se laissent trop influencer par les femmes !) aient le même genre de comportement hystérique que les gauchistes. Mais l'hystérie a pour origine la frustration sexuelle et l'islam est la religion qui utilise la frustration sexuelle poussée au maximum comme moyen de contrôle et de manipulation.












Le retour du Z



Plus sur le sujet :

Travail détaché : comment Macron va dynamiter la sécurité sociale

Travail détaché : Macron pour un libre-échange protectionniste

Je crois que je vous ai déjà diffusé cette conférence :




Djihad: pensons l’ennemi pour mieux le combattre. Une tribune de Nicolas Dhuicq, ex-député LR et psychiatre.

lundi, août 28, 2017

Mépris de classe : qu’est-ce qui a changé ?

Les classes dominantes ont toujours eu le sentiment de leur supériorité sur les classes inférieures.

Mais la conscience de leurs devoirs compensait. On peut appeler cela péjorativement paternalisme, il n’en reste pas moins qu’un châtelain se serait senti déshonoré de ne pas avoir ses œuvres de charité.

Aujourd’hui, le mépris de classe des supérieurs pour les inférieurs ne semble plus avoir aucun frein, aucun amortisseur. La phrase d’Hillary Clinton sur les « déplorables » est hallucinante mais n’est qu’un symptôme. Les réactions post-Brexit et post-Trump ont été effarantes de mépris : les plus douces laissaient entendre qu’il fallait retirer le droit de vote au peuple qui pue, d’autres plus saignantes disaient que les générations qui votent mal allaient mourir et que c’était une bonne chose.

Pourquoi ? Qu’est-ce qui a changé ?

Avant, les membres de la classe supérieure savaient devoir leur réussite à l’héritage, à la patrie, à la chance, c’est-à-dire à Dieu. Maintenant, ils sont persuadés de ne rien devoir qu’à eux-mêmes, qu’à leurs qualités intellectuelles et morales et rien d’autre. Ils ne se croient donc aucune dette, ni vis-à-vis de Dieu, ni vis-à-vis de leurs ancêtres, ni vis-à-vis de leur patrie. Et les abrutis qui n’ont pas leur réussite manquent tout simplement de qualités intellectuelles et morales, ils ne méritent donc aucun respect.

Bien sûr, une vision plus juste des choses est qu’ils doivent aussi leur réussite à leurs qualités immorales : absence de scrupules, arrivisme, cupidité. Et, comme naguère, à la chance et à l’héritage. Mais, narcissiques, adolescents attardés, ils veulent l’oublier pour ne pas avoir à assumer des devoirs pesants.

Pourquoi Macron n'aime pas le peuple

Un des phrases préférées du général Lee était : « ‘Devoir’ (duty) est le plus beau mot de la langue anglaise ». On déboulonne ses statues. On est à l’inverse de Madame de Lafayette : « Nos grands privilèges sont payés de bien lourds devoirs ». Le slogan de nos dirigeants est : « Je mérite mes privilèges, alors pourquoi je me gênerais ? Et je t’emmerde ».

Certes, le sens du devoir s’estompe dans toute la société (probablement une conséquence de la déchristianisation) mais servir était l’honneur particulier des classes dirigeantes. En préférant se servir, elles se déshonorent. Il est vrai que l’honneur leur est devenu une notion étrange et inconnue.

Ensuite ?

Les gens d’en haut ne montrent aucune pitié, ceux d’en bas n’en auront pas plus si on leur laisse l’occasion d'agir.






On ne prend jamais trop de précautions avec la vérité

J'aime bien madame Ingrid. A l'évidence, nous avons les mêmes préoccupations, mais elle est plus talentueuse que moi :

Un journaliste doit-il « prendre des précautions avec la vérité » ?


Figaro Vox : le lazaret de la liberté d'expression

J'aime bien Figaro Vox, l'espace de débat avec un semblant de liberté du Figaro en ligne.

Je les ai tout de même choppés à retirer un article de Christian Combaz que je regrette de ne pas l'avoir sauvé aussitôt lu, j'avais été surpris qu'il soit publié mais je n'ai pas eu le réflexe de me dire « Cette mise en ligne est une erreur, ils vont le retirer, sauve le ». Il expliquait en termes crus comment les journalistes sont des laquais.

Il faut bien comprendre ce qu'est Figaro Vox : le cantonnement de la liberté d'expression à internet, pour éviter qu'elle ne contamine le journal papier. C'est l'alibi qui justifie la chape de plomb politiquement correct qui pèse sur le journal.

Dans la presse française, il y a très peu de journaux (Valeurs Actuelles, Causeur) qui ait un semblant de liberté d'expression. Et encore, celle-ci est contrainte par les lois scélérates.


dimanche, août 27, 2017

Ah ! Le bon vieux temps !

En 1294, le comte d'Ancerra fut trouvé et emprisonné, déclaré traitre à son seigneur, Charles II d'Anjou, qui venait de reconquérir avec peine son royaume de Naples.

Car, à l'époque, il y avait des Français rois de Naples et de Sicile, et aussi de Morée, en Grèce (les restes de Mistra, dans le Péloponnèse, valent le déplacement), des rois de Jerusalem. Bref, les Français n'ont pas pas attendu Louis XII et François 1er pour s'amuser autour de la Méditerranée.

Plus tard, Jacques Coeur, grand argentier exilé par Louis XI, mourra devant Chios en combattant les Ottomans. Ca a une autre gueule que d'aller pantoufler à Bruxelles. Il est vrai que traiter nos politiciens de nains est insultant pour les nains, alors les comparer à Jacques Coeur ...

On notera qu'une des raisons de la présence des Français est de chasser les Sarrasins, qui ont été maitres du sud de l'Italie et la Sicile pendant quelques temps (sac de Rome par les Arabes en 846), et que la population chrétienne supportait fort mal (la légende du respect des chrétiens et des juifs sous le joug musulman, style mythe d'Al Andalus, c'est pour les imbéciles et les lâches).

Et le comte d'Ancerra dans tout ça ? Comme c'était une époque où on savait rire et qu'il a été convaincu de prendre Cupidon à l'envers, on lui a passé à travers le corps, du bas du dos à la bouche, un fer chauffé à blanc.

Après quoi, Charles II a remis son royaume en ordre. La bureaucratie française (déjà) plaisant peu aux Napolitains, ce ne fut pas facile tous les jours.

Tout cela est bien cruel.


Un excellent entretien du père Boulad : impasse de l'islam, lâcheté de l'Eglise

Un peu de pub pour Antipresse

Antipresse est la feuille publiée par Slobadan Despot, un serbo-helvétique (ça existe), Slobodan Despot.

Un extrait du dernier numéro à propos des récents attentats en Espagne :

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Avant de conclure je ne résiste pas à en donner un exemple complémentaire [d'absence suspecte de curiosité des médias]. Le fameux voyage à Paris d’une partie de l’équipe avec à son bord Younès Abouyaqoub, très certainement.

La grande presse relaie fidèlement le message du désarroi politique: « On ne sait pas ce qu’ils venaient y faire ». Ils sont descendus à l’hôtel B&B de Malakoff. Pas besoin de chercher très loin la clientèle cible de cet établissement bien tenu : ceux qui souhaitent profiter de la proximité du Palais des expositions de la porte de Versailles. C’est écrit en toutes lettres dès l’ouverture du site internet de l’hôtel ! La vue plongeante qu’offre le B&B sur ce lieu à forte densité de civils sans défense explique sans doute la raison de l’achat d’un appareil photo. Les clichés seront certainement laissés en testament à des preneurs de relais de leur obédience, qui n’attendent que cela. Mais il y a pire, la vue plongeante de l’hôtel donne aussi sur le tout nouveau ministère de la Défense français (pardon « des-Armées »). Serait-il lui aussi une cible ? Simple hypothèse pour l’instant en espérant qu’elle ne sera rien de plus.

Allez ! Une dernière pour la route ! Madame Hamila, mère des frères Omar et Mohamed Hychami, morts au champ d’honneur de l’islam, répond aux questions de LCI les mains imprégnées de henné. Au Maroc on s’en enduit quand c’est jour de fête. Pourquoi ? Parce que le henné est l’un des arbres du paradis de l'Islam, le jannah. Aurait-elle fêté l'entrée de ses fils au jannah ? C'est possible, en tout cas c’est une question.

PS

Je propose que nos fidèles lecteurs s’adonnent à un questionnement de leur choix, pourvu que la question posée débouche sur la découverte d’informations pertinentes. Qu’ils nous aident ainsi tous à compenser notre avitaminose informationnelle grâce au résultat (sérieux et documenté) de leurs recherches. Avec l’accord de notre grand Despot, nous pourrions publier les compléments utiles.

Chacun dans ses compétences peut en effet disposer de ressources que l’humble rédacteur de la présente note ignore du tout au tout. Ne serait-ce que la maîtrise de la langue espagnole ou catalane, etc.

PPS

En prime, voici quelques faits intrigants qui mériteraient d’être creusés : pourquoi une banque a-t-elle laissé ces gens squatter sa villa pour en faire une usine d’explosifs ? Quelle est cette banque ? Autre piste : lors des premières perquisitions de Ripoll, les services secrets espagnols, clairement identifiés par les riverains, étaient planqués sur des toits en peine nuit et communiquaient en anglais. Pourquoi ?

C’est à vous !
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Il faut se poser des questions mais ne pas se hâter d'y répondre sous peine de tomber dans le complotisme.

Je ne prends pas cette précaution pour plaire aux médias du Système sans une once d'honnêteté (1). Je le fais pour que nous gardions intacte notre vitalité intellectuelle, le complotisme est une paresse.



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(1) : video comique, un désinformateur (Schneidermann) accuse un autre désinformateur (Laurent) de malhonnêteté :






Comment échapper au Goolag ?

Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) sont un péril mortel pour la liberté d'expression et pour la démocratie, de récentes affaires l'ont bien montré.

La seule mesure vraiment efficace est politique : le démantèlement, comme jadis les trusts.

En attendant, sans trop d'illusions, ce jour béni, il appartient à chacun de s'en retirer, de faire son non possumus. Comment s'en passer ?

Je suis à peu près libre de Microsoft et de Facebook. Je travaille à me passer d'Amazon.

Restent Apple et Google.

Pour aujourd'hui, Google. Comment s'en passer ? Moteur de recherche ? Navigateur ?

vendredi, août 25, 2017

Brève apologie pour un moment catholique (JL Marion)

L'article de Jacques Sapir ci-dessous introduit fort bien le livre de Jean-Luc Marion. Etonnant ! Le moins que l'on puisse dire Sapir n'est pas un écrivain catholique.

Charlie, la caricature et « l’islamophobie »

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La laïcité n’est pas un supplément d’âme à la République. Elle en est en réalité le ciment. Il n’est pas anodin que l’un des grands penseurs de la souveraineté, Jean Bodin, qui vécut au XVIème siècle dans l’horreur des guerres de religion, ait écrit à la fois un traité sur la souveraineté et un traité sur la laïcité.

Il convient de bien comprendre ce lien étroit qui unit la notion de souveraineté à celle de laïcité. La souveraineté implique la définition d’un souverain. Une fois établie que la « chose publique » ou la Res Publica est le fondement réel de ce souverain, comme nous y invite Jean Bodin, il nous faut définir le « peuple » qui exercera, soit directement soit par l’entremise de formes de délégation, cette souveraineté. C’est bien pourquoi la question de la souveraineté est aussi centrale, car elle implique la définition de la communauté politique qui l’exerce.

Nous savons ce qu’est une crise économique, et nous mesurons tous les jours ce que peut être une crise sociale. Ces crises engendrent un profond sentiment d’insécurité[9]. Mais il y a dans la situation actuelle quelque chose de plus, tant quantitativement que qualitativement. Nous découvrons désormais ce que peut être une crise de la Nation, ce moment particulier où l’on sent le sol qui se dérobe sous nos pieds, où ce que l’on pensait être garanti est brutalement remis en cause. De ce sentiment découle celui de l’insécurité culturelle qui, se combinant à l’insécurité sociale, produit ce qu’un auteur appelle le « malaise identitaire ». Derrière le symptôme, il y a bien une réalité, et c’est cette réalité qu’il nous faut tenter de comprendre.

La crise de la Nation, est aussi une crise de l’Etat. Elle laisse les citoyens démunis et sans pouvoir pour peser sur la situation. Il en est ainsi car ils sont privés du pouvoir de faire et de modifier les lois et par là même ils sont privés du pouvoir d’organiser collectivement leur propre futur. « Il n’y a d’irrémédiable que la perte de l’Etat » a dit un roi de France[12] en des temps anciens, mais qui semblent aujourd’hui étrangement, et tragiquement, proches.

Quand Henri IV fit cette déclaration devant les juges de Rouen, car un Parlement à l’époque était une assemblée de juges, il voulait faire comprendre qu’un intérêt supérieur s’imposait aux intérêts particuliers et que la poursuite par les individus de leurs buts légitimes ne devait pas se faire au détriment du but commun de la vie en société. En redonnant le sens de la Nation, il mit fin à la guerre civile.
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On mesure l'intelligence de Sapir au fait que, pour lui, la France n'a pas commencé en 1789, ce qui, dans son milieu, est une sorte d'exploit.

Que dit Sapir ?

Que la séparation du public et du privé est essentielle à l'existence d'une nation (par opposition à une tribu). Sans cette séparation, il n'y a pas de nation.

C'est cette séparation que l'islam remet en cause (Sapir, en bon gauchiste cette fois, ne le dit pas).

Que dit Marion ?

Que la séparation, du public du privé, du temporel et du spirituel, n'appartient qu'au catholicisme. Il en est l'inventeur et le promoteur, la source.

Nous sommes en décadence et non en crise. La crise est le moment du changement, où disparaît ce qui était et où ce qui sera n'est pas encore apparu. Nous souffrons justement de ne pas être en crise : rien ne change, les problèmes perdurent depuis cinquante ans en s'aggravant toujours sans aucun espoir de changement.

Or, il y a une institution en crise perpétuelle, parce qu'elle passe son temps à changer : l'Eglise. Elle va, éternelle, de crise en crise. Pour Marion, il y aura un moment catholique en France tout simplement parce que l'Eglise finira par être la seule institution encore debout, la seule à rester vivante, avec toutes les vicissitudes de la vie.

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Il se pourrait que, contre toute attente et toutes les prédictions des sages, des experts et des élites supposées, nous allions au-devant d'un extraordinaire moment catholique de la société française. Ou plutôt, il se pourrait qu'un tel moment, décidément hors de portée du pouvoir et de la rationalité positiviste de la politique contemporaine, constitue la seule option raisonnable qui nous reste.
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Les propos de Sapir et de Marion s'emboitent très bien. Et sont un motif d'espoir.

jeudi, août 24, 2017

François Zéro : mise au point théologique

Depuis ses déclarations folles (diaboliques ?) sur les immigrés (dont Laurent Dandrieu rappelle dans le Figaro qu’elles sont dans la continuité des papes précédents, mais plus extrêmes), le pape François Zéro se fait mitrailler mais je suis étonné de la relative mollesse des réactions théologiques. Voici un article de Causeur :

François, le pape qui ne savait plus être pape

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Le texte puéril du pape oublie complètement la théologie de la Rédemption et le problème du mal. Le Christ est venu pour nous racheter du péché et nous arracher au mal à condition que nous nous tournions vers lui et devenions l’un de ses disciples. Le Christ nous donne le salut si, agissant en toute liberté, nous choisissons de le suivre. Le pape devrait se soucier de l’âme et du salut éternel des migrants avant de se soucier de leur salut temporel. Il devrait donc exiger que ceux-ci se convertissent avant de poser le pied en Europe. L’Eglise catholique est encore riche, avec un peu de logistique et d’organisation, elle pourrait envoyer partout des flottilles chargées de curés et de moines convertisseurs. Le processus d’intégration serait accéléré, car on ne débarquerait sur les ports de la côte nord de la Méditerranée que des voyageurs chrétiens.
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Je sais que les théologiens ne se précipitent pas, ils ont les siècles pour eux. Il faudra peut-être attendre quelques semaines pour avoir une réponse argumentée.

Euro : commediante ! Tragediante !

J’ai la conviction que l’Euro est une prison allemande pour les peuples européens et l’espoir qu’il finira par éclater. Je ne sais pas comment cela arrivera. Il y a déjà un certain temps que je pense que le mouvement de dégel des libertés européennes pourrait partir d’Italie (même si, évidemment, le dernier clou sera planté dans le cercueil de l’Euro par l’Allemagne, quand elle l’abandonnera à son tour pour se replier, probablement, sur une monnaie nordique).

Silvio Berlusconi vient de proposer de faire renaître la Lire comme monnaie intérieure. Bien sûr, c’est une manière déguisée d’envisager l’éclatement de l’Euro par la sortie de l’Italie.

Economiquement, il n’y a aucun mystère. Depuis la crise de 2008, ceux qui ont des yeux pour voir savent que les pays méditerranéens, dont la France, bénéficieraient d’un retour aux monnaies nationales. Quant à ceux qui ne voient pas et ne comprennent pas … quand on est con, on est con.

Politiquement, c’est plus difficile. C’est l’abandon de l’utopie européiste . Elle imprègne encore beaucoup les peuples.

Encore plus profond, c’est le renoncement à l’idée, fausse mais qui paraît évidente, que l’union fait la force, que « big is beautiful ». On voit cette idée à l’œuvre partout dans le monde dans les situations les plus diverses. Cette idée est le paradigme de l’époque (avec « Je fais ce que je veux comme je veux quand je veux »), par définition incontestée (alors qu’elle est en réalité très contestable).

Or, il me semble que ce paradigme est petit à petit remis en cause, que la mode revient au localisme, au « small is beautiful ». La véritable écologie (et non le monstre maoïste que des politocards ambitieux nous font passer pour tel) y contribue. C’est souvent implicite, c’est le propre des paradigmes de paraître si évidents qu’on n’éprouve guère le besoin de les dire. L’Euro est alors menacé dans les têtes.

Le problème posé par l’Euro est simple. Il ne suffit pas de cesser de le soutenir pour qu’il s’écroule. C’est une prison très solide. Il faudra des actes et nous en sommes encore loin. Il faudra plus qu'un vieux Berlusconi en mal de faire parler de lui ... mais c'est un début.



Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? (P. Bayard)

Livre brillant, au sens de la brillance des cireurs de pompes, des mondains, des Macron. Bref, un livre sans esprit, sans profondeur, plein de sophismes. Détestable. Pourtant, j’avais apprécié Aurais-je été Résistant ou bourreau ?.

L’auteur prétend qu’il est inutile de lire des livres, que c’est même mieux si on n’en a lu aucun. C’est un grand snobisme, un véritable mépris de classe. En effet, pour frayer dans le monde sans rien avoir lu et sans passer pour un crétin, il faut avoir appris à maitriser les codes mondains depuis le plus jeune âge. De plus, c’est un sommet de snobisme pour un professeur de littérature que de prétendre négliger la lecture. Vraiment, c’est puant.

Je me demande si ce n’est pas un anti-livre, comme il y a des antiphrases. Un livre dont l’auteur veut signifier le contraire de ce qu’il écrit. Certains prétendent que c’est le cas pour le Prince. Mais Bayard n’est pas Machiavel. En ce cas, la démarche est tellement subtile qu’elle en devient incompréhensible.

Restent quelques réflexions sur la lecture, sur le rapport entre les livres, ceux qu’on a lus et l’infinité qu’on ne lira jamais. La notion la plus importante, que je suppose que tout gros lecteur possède instinctivement, est qu’il faut avoir en tête une idée des rapports entre les livres, avoir quelques notions de livres qui ont fait date, comme La recherche du temps perdu.

Daniel Pennac, un autre snob puant (il a fait l’éloge du cancre. C’est facile quand on a un père polytechnicien avec une bibliothèque qui déborde. C’est plus difficile quand on est fils d’ouvrier. Mais bon, Pennac est un gauchiste, on les connaît ces salauds-là, toujours à proposer des modèles de vie qui enfonceraient les petites gens qui auraient le malheur de les suivre), a proposé des droits du lecteur :

1. Le droit de ne pas lire.
2. Le droit de sauter des pages.
3. Le droit de ne pas finir un livre.
4. Le droit de relire.
5. Le droit de lire n'importe quoi.
6. Le droit au bovarysme.
7. Le droit de lire n'importe où.
8. Le droit de grappiller.
9. Le droit de lire à haute voix.
10. Le droit de nous taire.

Et puis, tout simplement, c’est un plaisir de lire.

Peter Hitchens décrit en une phrase le fonctionnement des « débats » médiatiques

People like me – though still allowed to speak – are allowed on to mainstream national broadcasting only under strict conditions: that we are 'balanced' by at least three other people who disagree with us so that our views, actually held by millions, are made to look like an eccentric minority opinion.

Les gens comme moi [c’est-à-dire, en France, comme Zemmour] ne sont encore autorisés à parler sur les chaines publiques qu’à une stricte condition : que nous soyons « équilibrés » par au moins trois contradicteurs, de façon à ce que nos opinions, partagées par des millions de gens, apparaissent comme celles d’une minorité excentrique.

Et il ajoute :

Is there any point in public debate in a society where hardly anyone has been taught how to think, while millions have been taught what to think?

Y a-t-il un sens à débattre publiquement dans une société où presque personne n’a appris comment penser mais où des millions ont appris quoi penser ?

mercredi, août 23, 2017

Pape François : le christianisme contre la chrétienté

Pape François : le christianisme contre la chrétienté

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Inutiles à forces d’être excessives, ces propositions ont certainement permis à Jorge Bergoglio de se défouler, mais n’aideront personne à mettre en place des solutions viables à la crise migratoire. Il est pourtant urgent de concilier l’aide indispensable aux migrants, avec la protection tout aussi légitime des populations qui les accueillent et de leur civilisation.

Il s’agit certes d’un équilibre difficile, tant sur le plan de l’éthique que de la géostratégie. Mais abandonner cette nécessaire exigence pour se complaire dans une supériorité morale purement théorique est indigne de l’Église. Il y a quelque chose d’un lâche abandon dans ce choix d’un confort intellectuel facile. Et il y a du mépris dans cette injonction faite aux gouvernants d’imposer à leurs peuples la destruction volontaire de leur culture.

Le pape est dans son rôle lorsqu’il nous rappelle que les enfants des migrants sont avant tout des enfants, aussi innocents que les nôtres. Mais de quel droit ose-t-il nous demander de créer les conditions d’un chaos généralisé et d’y abandonner tous ces enfants, les nôtres comme ceux que nous accueillons ?

On a beaucoup appelé les musulmans à prendre leurs distances face aux excès de leurs croyances. C’est au tour des catholiques de faire preuve d’esprit critique vis-à-vis de leur religion, et de sens des responsabilités. Après deux millénaires d’histoire, de culture, d’errements mais aussi de grandeur, de foisonnement intellectuel et de foi, n’ont-ils vraiment rien d’autre à proposer qu’un choix caricatural entre l’égoïsme et le martyr ?
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François Fillon rejoint un fonds d'investissement

Imagine t-on le général De Gaulle rejoignant un fonds d'investissement ?




mardi, août 22, 2017

François : un pape idéologue et mondain

L. Dandrieu : « La sécurité personnelle ne peut exister si les nations basculent dans l'anarchie »

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On attend vainement, tout au long de ce texte, une prise en considération des intérêts des populations des pays d'accueil, qui ont droit, eux aussi, à la sollicitude de l'Église, et dont une partie de plus en plus importante vit, elle aussi, des situations de grande détresse et de grande précarité, matérielle, spirituelle et morale.
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L'analyse que je fais du pape Français est simple : c'est un pape idéologue, il est tout entier prisonnier d'une vision du monde fausse, tronquée et qu'il ne remet pas en cause, et mondain, il recherche l'approbation de la classe dominante.

Pas glorieux. Pas sain. Pas saint.

Que c'est dur de vivre dans une société décadente !

A Takedown of the Moral Prometheans

On a beau être habitué, le faire tous les jours, c'est quand même dur de vivre dans une société décadente.

Ah, si je pouvais me retirer à élever des chèvres en Nouvelle-Zélande ...

Prenons des précautions avec la vérité : baillonnons internet

Charlottesville et l’agonie d’Internet

Je ne peux même pas me déclarer surpris : à partir du moment où les gauchistes considèrent que celui qui pense différemment est un ennemi à abattre, qu'ils sont le Bien et que, par malheur, ils ont le pouvoir, il est dans l'ordre des choses qu'ils agissent ainsi.

C'est marrant que la tyrannie arrive par internet, qu'on nous présentait, avec beaucoup d'hypocrisie, comme un espace de liberté. En fait, la seule liberté qu'on nous laisse sur internet, c'est de consommer, et, si ça nous amuse, de dire comme tout le monde des choses insignifiantes.

Bref, comme d'habitude, la liberté des gauchistes consiste à penser et à faire comme eux.

C'est exemplaire : l'alliance des gauchistes et des capitalistes, unis par un même matérialisme, finit toujours par oppresser ceux qui ne veulent pas être réduits à la condition de gnou-consommateur.

Prenons des précautions avec la vérité : mettons en prison

En Allemagne (Europe de l'ouest) en 2017, un journaliste a été condamné à de la prison (avec sursis) pour avoir rappelé une vérité historique et publié une photographie authentique :

Michael Stürzenberger: Six Months in Prison for Posting a Photo of a Nazi and the Mufti on Facebook

En publiant cette photo du grand mufti de Jerusalem avec des dignitaires nazis  (dont personne ne conteste, pour l'instant, l'authenticité), il a été convaincu à la fois d'apologie du nazisme et d'appel à haine anti-musulmane !

C'est un peu comme si j'étais condamné pour apologie du nazisme et appel à la haine contre la France (ah, merde, ce n'est pas un crime, c'est même louable) en publiant cette photo :





dimanche, août 20, 2017

Overdrive

Mauvais film.

Et pour cause : il est produit par Luc Besson et réalisé par un ami d'icelui. Luc Besson, le cinéaste français le plus nul de tous les temps. Il transforme en merde tout ce qu'il touche.

Le scénario est nul, sa prétendue subtilité est brouillonne, on n'y comprend rien. Et le thème, un casse avec force poursuites bagnolesques, est aussi original que se balader dans Paris en KatKat teuton mazouté.

Scénario nul, rebondissements incompréhensibles, dialogues inexistants, personnages fades, acteurs stéréotypés.

Restent de belles voitures (quoiqu'on aurait pu faire mieux), des images pittoresques et de jolies pépés.



Dissonance cognitive

Pascal Bruckner : « L'islam semble engagé sur une pente suicidaire »


De Boston à Vancouver, les manifestations antiracistes (anti-Trump) se multiplient

La dette de Lous XV (C. Tardieu)

Un livre consacré au quatre mots célèbres de De Gaulle : « Vive le Québec libre ! ».




Quel bonheur, De Gaulle en action, à son meilleur !

Il mérite bien des critiques, mais là, il fut parfait.

Le plus jouissif de cette histoire, ce sont les mines allongées des notoires et des notables des deux cotés de l'Atlantique, les mous, les veules, les toujours prêts à trahir, les politocards, les compradores, bref, les centristes. Tous leurs efforts dérisoires pour expliquer que De Gaulle s'est laissé emporter, qu'il ne voulait pas vraiment dire ce qu'il a dit, les allusions à la sénilité ...

C'est bien simple : le Figaro et le Monde étaient d'accord pour condamner De Gaulle, ce qui est un signe infaillible qu'il avait raison. Quand le journal de la bourgeoisie d'argent et celui de la bourgeoisie intellectuelle convergent, on peut être sûr qu'il s'agit d'une belle saloperie contre la France.

Tardieu évoque des restes de pétainisme : l'idée que la France, comme le Québec, est désormais un petit pays qui sort de l'histoire et que sa vocation est de se compromettre avec tout le monde et de ne pas élever la voix.

Au contraire, tout indique que les mots de De Gaulle sont prémédités et parfaitement justes.

Il n'y a d'ailleurs qu'à voir la réaction courroucée des bourgeois contre De Gaulle (on notera qu'il fut soutenu du bout des lèvres par les communistes) : ils sont toujours plus hystériques vis-à-vis des gens qui ont raison contre eux que vis-à-vis de ceux qui ont tort contre eux (c'est vrai aujourd'hui avec Trump).

Le point de vue de De Gaulle était simple, mais pour les imbéciles et pour les lâches, tout est toujours compliqué : il payait la dette de Louis XV.

Cette affaire n'est pas si loin de nous.

De Gaulle détestait Pierre Trudeau, père de l'actuel, et désastreux, premier ministre canadien, celui des accommodements « raisonnables » avec la charia et avec l'excision. De Trudeau père, le grand Charles disait : « C'est un adversaire de la France, un ennemi acharné de la chose française au Canada ». Dans les colonies, les sous-fifres indigènes sont souvent plus méchants que les maîtres.

La violence de la réaction des anglo-saxons montre qu'ils ne sont nos amis qu'à la condition que nous restions soumis. N'est-ce pas toujours actuel ? Il est vrai que nous n'avons pas l'occasion de rester cette hypothèse puisque, justement, nous restons soumis comme des toutous.

Les élites françaises ne sont-elles pas, plus que jamais, prêtes à trahir la France ?

Cela date de la fin du règne de Louis XIV, quand les élites en question ont compris que la France ne serait pas l'instrument leur permettant de dominer le monde et qu'elles ont rejeté ce pays trop faible pour servir leurs prétentions planétaires. Et ça ne s'arrange pas.

Les Français du Canada ont gardé beaucoup de rancune à la France de les avoir abandonnés. Ils se souviennent aussi que ceux qui avaient de l'argent s'en sont retournés au pays natal sans trop de scrupules, seul le petit peuple est resté.

Bien entendu, cet enfoiré de Voltaire va beaucoup oeuvrer pour l'abandon du Canada. Voltaire est tout ce que je déteste : un réel talent en paroles, un beau parleur, on ne peut s'empêcher d'apprécier ses contes, mais aucune élévation d'esprit. Le génie littéraire mis au service de la bassesse, de la rancoeur, de la mesquinerie, des petites haines d'un narcisse ridicule. Un écrivassier qui se paye de mots. Il fait partie de « tout ce qui grouille, grenouille, scribouille ». La frivolité n'empêche pas la méchanceté, bien au contraire. Qu'il fût la coqueluche d'une époque juge, et condamne, celle-ci.

J'ai la nostalgie de la France américaine, ou de l'Amérique française si vous préférez.

Si nous l'oublions, c'est parce qu'elle est notre mauvaise conscience. Elle parle d'un temps où les Français étaient des aventuriers. Cartier, Champlain, Montcalm, plus au sud, Marquette, Cadillac, La Salle ... Et Pontiac, ce chef indien qui a préféré mourir sous le drapeau à fleur de lys plutôt que de se rendre aux Anglais ? Combien de Français savent qu'ils restent des paroisses francophones dans le Maine ? C'était un temps où la France ne demandait l'autorisation de personne pour partir à la conquête du monde.

Terminons sur un message d'espoir.

Comme les Polonais, les Irlandais et les juifs, les Français du Canada ont su préserver leur identité, même si, aujourd'hui, sous les assauts conjugués du cosmopolitisme et de l'immigration, la cause souverainiste est bien mal en point.

Enfin, un doute, une incertitude, presque un remords. En France, les velléités indépendantistes, corse, basque, bretonne, savoisienne, voire alsacienne, me font pitié. Je les traite par le mépris : comment peut-on vouloir être de Bretagne quand on peut être de France ? C'est ridicule. Pourtant, la volonté indépendantiste québécoise a toute ma sympathie. Autre pays (le Canada, c'est gentil, mais ce n'est pas comparable à la France), autres circonstances, certes. Mais j'ai conscience que l'avenir est peut-être du coté du local, de l'enraciné. Bref, je me demande.


Prenons des précautions avec la vérité



Je pense que l'expression du donneur de leçons politiquement correctes de service, « prendre des précautions avec la vérité », mérite de passer à la postérité.

samedi, août 19, 2017

Le troupeau de gnous

L'image qui me vient quand j'évoque les réactions des occidentaux au terrorisme musulman (ou, plutôt, leur absence) est celle du troupeau de gnous : quelques uns se font dévorer par les crocodiles en traversant la rivière, mais le troupeau passe comme si de rien n'était.

Même lueur d'intelligence dans les yeux, même profonde réflexion. Je suis sûr que si les gnous avaient de bougies et des nounours, ils sauraient les utiliser.

Avec une différence essentielle : les gnous se reproduisent suffisamment pout pouvoir être indifférents aux crocodiles. Nous, par contre ...





On notera que « le courageux, l'iconoclaste » Macron n'a pas prononcé les mots « terrorisme islamique » à propos des attentats de Barcelone. Ces attentats sont donc, une fois de plus, un malheureux coup du sort, sans cause, ni responsable.

Trump va-t-il être lâché par ses électeurs ?

Les défections se multiplient autour de Donald Trump. Est-ce grave ?

La force de Trump n'a jamais été (c'est le moins qu'on puisse dire) ses appuis dans l'Amérique d'en haut. Cependant, le matraquage anti-Trump pourrait finir par avoir un effet sur ses électeurs. Le matraquage pro-Macron a bien réussi à la faire élire.

Certes, les Américains ne sont pas des Français, mais je me méfie.

vendredi, août 18, 2017

Je refuse de rendre hommage aux victimes des attentats de Barcelone

Je refuse de rendre hommage aux victimes des attentats de Barcelone.

Pour rendre hommage, il faut être légitime à le faire. Or, nous, pays occidentaux, refusons avec obstination de combattre les causes (immigration musulmane, islamisme) du terrorisme musulman qui frappe nos contrées. Nous combattons, à peine, des symptômes, par fuite devant la difficulté d'affronter le coeur du problème.

Dans ces conditions, un hommage aux victimes (après tant d'autres) n'est qu'une manipulation médiatique (si cet hommage est organisé) et une fuite devant nos responsabilités (si cet hommage est spontané).

On exaltera une fois de plus l'état de victime passive afin de désamorcer les colères saines et justes, par peur du conflit, par peur de regarder l'ennemi dans les yeux, par veulerie face à nos devoirs.  Cet hommage ne sera pas ce qu'il devrait être, un recueillement avant l'appel au combat. Il en sera même le contraire, l'hypocrite gesticulation, larmoyante et sentimentale, pour se donner bonne conscience sur le dos des morts, de lâches bien décidés à ne pas les venger, et, plus encore, bien décidés à ne rien faire de sérieux pour empêcher que les attentats musulmans se reproduisent.

Je ne saurais me faire le complice d'une telle saloperie. Je laisse les imbéciles et les poltrons avec leurs bougies et avec leurs nounours.

Le seul hommage que je suis disposé, de tout coeur, à rendre est aux héros qui ont tué ou empêché d'agir les terroristes.

jeudi, août 17, 2017

Charlottesville : explosion de bêtise

Je suis terrifié par les événements de Charlottesville car ils me semblent non pas singuliers mais, au contraire, représentatifs de l'effondrement de l'intelligence en Occident.

L'atmosphère est au lynchage.

Donald Trump a eu des paroles raisonnables, il s'est fait cracher dessus par les médias.

L'intelligence n'est vraiment pas au rendez-vous. Une journaliste américaine a dit : « Pour les écoliers américains et pour une bonne partie du public, l'histoire des Etats-Unis, c'est : oppression des indiens, puis oppression des noirs, puis oppression des femmes (aujourd'hui) et rien entre ».

Nous payons cinquante ans de destruction méthodique de notre civilisation. Nous n'avons plus de peuples, mais des conglomérats d'adolescents attardés ignorants, excités et haineux, leur haine étant à la mesure de leur ignorance, abyssales, ne connaissant aucune limite à leurs pulsions destructrices puisque n'ayant pas été éduqués. Aujourd'hui, comme les talibans, ils détruisent les statues. Demain ?

Je ne suis pas souvent d'accord avec Guy Millière, sioniste excessif, mais, comme lui, je suis estomaqué :

Les Khmers rouges américains à l’assaut de la Maison-Blanche

On a pu décrire le nazisme comme la politique des enfants sans père. Que faisons nous depuis cinquante ans, si ce n'est des enfants sans père ?

L'avenir de l'intelligence est sombre. Elle doit de nouveau se cacher.

Addendum :

On proclame le terrorisme islamique révoltant, mais on ne se révolte pas vraiment. On se comporte comme les victime pleurnichardes d'un malheureux phénomène météorologique imprévisible (le réflexe "bougie, nounours", comme pour les accidents d'avion). Contre le nazisme, là on se bat, pas de "bougie, nounours". De la castagne, de la baston.

Deux poids, deux mesures.

Révolte contre un danger imaginaire, le nazisme. Pas de révolte contre un danger réel, l'islamisme.

Quand une société se trompe à ce point d'ennemi, elle est très malade. La tête est atteinte, nous sommes fous.


Addendum :


« La guerre de Sécession américaine ne peut être réduite à un conflit pour ou contre l'esclavage »

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Comparer à Vichy, à la 2e guerre mondiale, au nazisme, voire même Lee à Hitler comme on a pu le lire, n'a pas grand sens et témoigne d'abord d'une méconnaissance assez sidérante d'une histoire complexe.

[…]

Encore une fois, la guerre civile ou guerre de Sécession est le seul épisode de cette ampleur sur le sol américain; symboliquement, 150 ans après et malgré les deux guerres mondiales, il a une résonance encore puissante comme acte fondateur de ce qu'est la nation américaine. Sous-estimer les symboles, tout comme les charger de trop de valeur, relève je pense de la même erreur. Plutôt que des comparaisons hasardeuses avec le nazisme, on pourrait se demander, toutes choses égales par ailleurs et toutes proportions gardées, les réactions ici si l'on s'en prenait à l'Arc de triomphe à cause du rôle de Napoléon dans le rétablissement de l'esclavage, au Sacré-Cœur commémorant l'écrasement de la Commune, aux statues de Kléber à cause de la Vendée, de Colbert pour le Code noir, au mur des fédérés à cause des exécutés de la Roquette, à Versailles comme symbole de la monarchie absolue, ou à n'importe quel cimetière allemand de la 2e guerre mondiale à cause des horreurs de l'occupation nazie ...
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mardi, août 15, 2017

Août 1917

Aout 1917 est un mois calme (à part l'incendie qui détruit un tiers de Thessalonique, rien à signaler).

Les offensives du printemps et de l'été de tous les camps ont échoué ou n'ont pas eu les résultats décisifs escomptés. Avec l'utilisation de gaz toxiques sophistiqués, on a franchi un pas de plus dans l'horreur.

Les mutineries (1) ont montré à l'Entente qu'il fallait changer de méthodes mais pas de stratégie. L'idée d'épuiser les empires centraux est juste, mais il faut qu'elle coûte moins en vies humaines alliées. Cela aboutira au « J'attends les chars et les Américains » de Pétain.

Des tentatives de négociations par l'intermédiaire du Vatican en vue d'une paix blanche ont été faites depuis le début de l'année mais, en août, c'est fini. L'effondrement russe redonne à l'Allemagne l'illusion qu'elle peut encore gagner la guerre, elle refuse ces offres (non, la responsabilité de cette guerre n'est pas également partagée entre les pays. C'est une gentillesse de laisser croire que l'Allemagne n'est pas plus coupable que les autres. Elle l'est (2)). L'heure de Clemenceau et de la guerre totale (« Ma politique ? Je fais la guerre. » ) approche (novembre 1917).

L'Allemagne croit qu'elle peut surmonter l'effet désastreux (entrée en guerre des Etats-Unis) de sa décision de guerre navale à outrance de janvier 1917 grâce à la libération pour l'ouest des troupes qui combattaient les Russes. Espoir vain comme le montrera 1918. Comme d'habitude, les Allemands sont excellents en tactique et nuls en stratégie (ils nous refont le même coup aujourd'hui avec l'Euro et l'immigration : ils engrangent des succès de court terme, mais à long terme ...).

A l'été 1917, la probabilité d'une victoire de l'Allemagne diminue ... à la condition que les Alliés tiennent le coup.






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(1) : nous ne reviendrons pas sur les interprétations vicieuses qu'en font les gauchistes à la Jospin. Rappelons juste, pour la mémoire des combattants, qu'il ne fut jamais question de déserter, de refuser de défendre, mais de refuser de monter en ligne, de refuser les offensives sanglantes et bancales.

(2) : ce n'est pas pour rien que Churchill dira, vingt-cinq ans plus tard, justifiant les bombardements des villes allemandes : « Je veux faire passer à jamais aux Allemands le goût de la guerre ».

Je n'arrive pas à me faire une opinion sur la présidence Trump

Je n'arrive pas à me faire une opinion sur la présidence Trump.

Je ne reprends pas la plupart des reproches de la presse conformiste. Si Trump était un homme politique ordinaire, propre sur lui, technocrate, il ferait la même politique que les autres. Or, il est clairement un opposant au Système et identifié par celui-ci comme un ennemi à abattre.

Son coté grande gueule, brouillon, impoli, « too much », est une obligation s'il ne veut pas se faire bouffer (1). Avant de critiquer Trump sur son style, posez vous la question. Comment vous comporteriez vous pour ne pas vous faire bouffer par des médias  mondiaux qui vous sont hystériquement hostiles (2) ? Il y a bien des chances qu'après mûres réflexions, votre réponse soit « comme Trump ».

On en est quand même au stade où l'ancien président, brisant honteusement avec la tradition américaine, mène l'opposition, sous les hosannas d'une presse folle de rage anti-Trump. Ce scandale passe comme une lettre à la poste parce que c'est le camp du Bien.

Shadow President ? Barack Obama’s permanent residency in Washington breaks precedent and makes him the effective head of the anti-Trump opposition.

N'empêche que je me pose des questions sur Trump. Je ne sais pas où il veut en venir et comment.

Between Chaos and Competence

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(1) : un petit bourgeois coincé comme Finkielkraut ne le comprend pas -je sais que cela dérange du monde, mais je trouve Finkielkraut très surestimé. C'est un intellectuel estimable, pas un intelligent (seule qualité indéniable de Finkielkraut, le sens de la formule). J'en ai un peu marre des fausses valeurs anti-conformistes. Déjà que les anti-conformistes ne sont pas nombreux, alors perdre son temps avec des leurres ...

(2) : vous lirez cet article sur les événements de Charlottesville et vous le comparerez aux compte-rendus des médias.

Que les Américains sont vulgaires !

En vacances, il m'est arrivé de côtoyer cinq minutes des Américains, style bourgeois côte est.

Comme d'habitude en pareilles circonstances, je les ai trouvés éclaboussants de vulgarité.

Ce parler sonore et nasillard, ces syllabes qui claquent et ces mots avalés. On n'entendait qu'eux.

Et puis cette gestuelle et ces mimiques de feuilleton télévisé : ces moues dubitatives, ces regards directs genre conquérants du monde, ces mouvements décidés et autoritaires des mains et des bras pour appuyer les propos. De mauvais élèves d'une école de théâtre ...

C'était d'autant plus marrant qu'à deux mètres se tenait couple d'Anglais old school qui rendait le contraste saisissant.

Finalement, si je tourne anti-américain primaire, c'est de leur faute, non ?

Lire Tintin. Les bijoux ravis (B. Peeters)


A cause de la bêtise et de la cupidité des héritiers d'Hergé, ce livre ne comporte aucune illustration de Tintin, à part la couverture.

Benoit Peeters analyse case par case des Bijoux de la Castafiore, il faut donc avoir l'album à coté de soi. Cet ouvrage permet de mieux comprendre la finesse et la richesse des meilleurs albums de Tintin.

Tout lecteur un peu attentif comprend vite que les bas de planches introduisent un suspense incitant le lecteur à tourner la page, héritage de la publication de Tintin en feuilleton.

Mais Hergé est bien plus subtil. Il construit des concordances qui s'enchainent (les oiseaux, les fleurs, les bijoux, la marche cassée, dans les Bijoux) et égarent le lecteur, comme dans Agatha Christie. La clé de l'énigme des Bijoux est donnée dès la première case ! Personne ne la voit.

Le professeur Tournesol joue souvent le rôle du choeur antique, celui qui dit la vérité de la situation. Comme il le fait à sa manière, le dialogue de sourds, personne ne l'entend.

L'égocentrique Castafiore écorche tous les noms ... sauf ceux se rapportant à sa personne.

Je n'avais jamais bien fait attention aux cadrages, je suis un lecteur ordinaire. Ils sont d'une grande variété.

En postface, un entretien avec Hergé fort intéressant.

Je cite pêle-mêle ces traits. A vous de lire le livre

lundi, août 14, 2017

Il n'y a pas de Macroléon

Macron n'est ni Napoléon, qui a donné à la France une structure administrative et juridique pour deux siècles, ni De Gaulle, qui a redressé un Etat à la dérive.

Au delà de la personne, finalement sans grand intérêt (des technocrates aux dents longues, on en a vu et on en verra d'autres) d'Emmanuel Macron, la question est : « Pouvait-il en être autrement ? ».

Ma réponse est hélas négative.

Je pense que, comme François Hollande avant lui, Emmanuel Macron est l'alibi des Français : il leur permet de mimer une volonté de changement qu'ils n'ont pas vraiment. Macron, comme Hollande, c'est le frisson du changement, sans l'effort du vrai changement.


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Macron perd pied (info # 011408/17) [Analyse]
Par Amram Castellion © Metula News Agency

On n’avait pas vu cela depuis plus de vingt ans. Après avoir maintenu un taux de popularité supérieur à 60% pendant le premier mois qui a suivi son entrée en fonctions, avec un maximum de 64% d’opinions favorables au moment des élections législatives de juin, le Président Macron, dans les deux mois d’été qui ont suivi, a vu réduire de près de moitié la proportion de ses concitoyens qui jugent favorablement son action. Selon le dernier sondage YouGov du 10 août dernier, le pourcentage d’opinions favorables se limite désormais à 36%, soit une baisse de 28 points en deux mois. Si ce rythme se poursuivait, le président atteindrait une popularité négative le 27 octobre prochain.

Cette rapide chute de popularité est d’autant plus remarquable qu’elle ne peut pas être mise sur le compte de l’action présidentielle, qui a à peine commencé à produire ses effets. La seule loi réformatrice votée à ce jour a porté sur la moralisation de la vie publique : limitation des possibilités offertes aux élus de la nation d’avoir une activité de consultant en parallèle, sanction d’inéligibilité des élus condamnés pour fraude fiscale, et interdiction d’employer des membres de leur famille. Cette loi – probablement une bonne chose au total – ne porte pas sur des sujets qui intéressent les Français au point de pouvoir faire s’effondrer une cote de popularité.

Il ne semble pas non plus vraisemblable que la baisse de la popularité du président soit liée aux réformes qui n’ont pas encore été mises en œuvre, mais que l’on annonce pour la rentrée. Ces réformes devraient inclure une modification du droit au travail : sous réserve des consultations en cours, on nous annonce un plafonnement des indemnités prud’homales, une plus grande compétence donnée aux négociations de branches, des ajustements des conditions de licenciement ainsi que des contrats de travail particuliers.

Ensuite, le gouvernement devrait procéder à une réforme fiscale qui réduira les cotisations sociales et augmentera la CSG [la contribution sociale généralisée], faisant passer une part accrue du fardeau fiscal des actifs vers les inactifs. Une réforme, moins bien définie pour l’instant, de l’assurance chômage devrait suivre : le candidat Macron avait annoncé l’attribution d’allocations chômage aux démissionnaires, mais il est à peu près certain que, si une réforme se fait, elle ne pourra pas se limiter à cette mesure coûteuse dans la situation budgétaire catastrophique que connaît actuellement la France.

Rien de tout cela – qu’on peut discuter, mais qui ne présente aucun scandale et ne manque pas de bon sens – ne peut expliquer une liquéfaction aussi spectaculaire de la popularité présidentielle. On ne peut même pas accuser la situation économique d’être responsable de la chute : celle-ci, au contraire, s’améliore plutôt. L’économie française devrait voir cette année sa meilleure croissance depuis 5 ans (même si cela ne fera encore qu’1,6%) ; l’investissement des entreprises devrait augmenter d’environ 3% pour la deuxième année consécutive ; le chômage, encore bien plus élevé que la moyenne européenne, évolue lentement vers la baisse et pourrait descendre à 9,4% en fin d’année (source : INSEE).

Pour comprendre la chute de popularité du président, le mieux est de revenir sur un thème que Macron lui-même a souvent répété pendant sa campagne : l’important n’est pas le programme (ou, selon les termes même de l’élu : « on se fout du programme ») mais la rencontre historique entre un homme et une nation. C’est cette rencontre historique qui est en train d’échouer. La principale raison est que la grande majorité de la nation est désormais convaincue que l’homme n’est pas à la hauteur.

Le premier indice de l’échec du projet macronien de se transformer en figure historique figure dans la liste même des réformes lancées ou envisagées, que j’ai présentées plus haut. Leur présentation n’a-t-elle pas suscité chez nos lecteurs quelques secondes d’ennui ? Si oui, il n’y a rien de surprenant. Les réformes Macron constituent un projet respectable, mais bien modeste à l’échelle des difficultés de la France. 

Cela ne signifie pas que ces réformes soient mauvaises ; mais il est manifeste que le programme de travail de Macron est celui d’un honnête réformateur, qui modifiera à la marge les institutions et le droit existant en espérant les faire fonctionner mieux.

Il n’y a rien de mal à cela. Mais l’image désormais donnée par le nouveau président devient, du même coup, entièrement contradictoire avec celle qu’il essayait de projeter avant et juste après son élection. Il aimait alors à se faire comparer par ses proches à Napoléon ou De Gaulle, et faisait dire qu’il représentait une rupture historique, non seulement à l’échelle de la France, mais à celle du monde. Parfois, dans des moments d’entraînement attendrissants, les macroniens et Macron lui-même osaient la comparaison avec les divinités de différents panthéons, Jésus ou Jupiter.

Sans revenir sur ces dernières comparaisons (nous avons tous nos moments de faiblesse et d’irrationalité), les deux premières auraient exigé que Macron, une fois élu, s’engage sur un projet de modification complète des institutions et de la gouvernance de la France, comme l’ont fait en leur temps l’empereur et le général. Lorsque le président a annoncé qu’il réformerait le droit du travail, on pouvait encore espérer des réformes fondamentales, comme une liberté presque complète de recrutement et de licenciement ou la création d’un contrat de travail unique.

Mais il est désormais clair que les réformes en profondeur ne sont, dans aucun domaine, ce qui attend la France sous Macron. La contradiction flagrante entre le grandiose des promesses et la modestie des projets a fait bien plus que toute mesure, prise ou annoncée, pour réduire la figure du président. Elle répand aussi le sentiment, que certains d’entre nous avaient déjà exprimé, que la fumée des références historiques macroniennes venait moins d’une appréciation objective de sa propre valeur que d’un délire narcissique incontrôlé.


Je suis un personnage historique, brillant et moderne ! C’est un ordre !

Sur fond de cette contradiction fondamentale entre une communication grandiose et un projet de gouvernement fait de réformes honnêtes et modestes, Macron a révélé en de multiples autres manières les limites de sa personnalité.

Lui qui voulait se présenter comme un visionnaire, résolu à mettre en œuvre un programme courageux, a multiplié les hésitations et les reculs face à la moindre résistance devant les annonces de réforme. Après 100 jours de pouvoir, le président a déjà reculé sur le toilettage de l’aide publique au logement, la création d’un statut de la Première dame, l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives, l’interdiction de toute activité de consultant pour les élus, l’augmentation du budget des armées et la diminution du budget des armées. Il a, il est vrai, tenu bon sur deux importantes mesures fiscales (la réforme de la taxe d’habitation et de l’impôt sur la fortune), mais après un aller-retour très visible, qui n’a pas laissé l’impression d’une grande résolution. Derrière l’image du dirigeant déterminé, les Français ont vu réapparaître le jeune homme décrit par ses anciens camarades interrogés par la Ména : assoiffé d’approbation, voulant continuellement plaire à tous et en tout temps, rendu par là même incapable d’avoir une approche cohérente face à quelque question que ce soit.

Lui, qui se faisait volontiers décrire par sa clique comme un génie de la communication, n’a pas pu supporter l’hostilité croissante de la presse et a choisi de se retrancher dans un Elysée mieux fortifié que les bunkers du Hezbollah qui font face à Métula. Impasse sur l’interview traditionnelle en direct du 14 juillet, jugée trop dangereuse pour la précieuse image présidentielle ; contrôle sourcilleux de l’identité de chaque journaliste admis devant l’auguste présence ; présence de plus en plus discrète sur les réseaux sociaux : la paranoïa a remplacé l’empathie, les querelles de bas étage entre journalistes et équipe de communication (ainsi qu’au sein même de cette équipe) ont remplacé la promesse de construire une relation constructive.

Lui dont la jeunesse et la modernité semblaient annoncer un mode de gouvernance fait d’échanges ouverts à tous, s’est crispé dans la verticalité la plus désuète et dans des trépignements d’autoritarisme dont il est difficile de dire s’ils semblaient plus séniles ou plus infantiles. Lorsque l’ancien chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a vu fuiter les déclarations confidentielles qu’il avait faites devant une commission parlementaire sur la situation budgétaire des forces, la réaction du président – le spectacle d’un gringalet de 39 ans disant publiquement à un ancien combattant universellement respecté du Kosovo, d’Afghanistan, du Mali et d’Irak « Je suis votre chef et je n’ai besoin ni de vos pressions ni de vos commentaires » – était si évidemment déplacé qu’elle suffit, à elle seule, à expliquer une partie importante de sa baisse de popularité.

Lui dont la venue annonçait une rupture face à des méthodes politiques vieillies, qui avaient failli à la tâche de résoudre les problèmes essentiels des Français, continue à refuser systématiquement de voir ce qu’est devenue la principale angoisse du pays : son inquiétude identitaire face à une population installée dans son sein mais hostile à son histoire, à ses valeurs et, sur le long terme, à sa survie. Il continue, délibérément, sourd à tous ceux qui essaient de lui faire rapport sur ce défi historique, à prôner davantage d’ouverture culturelle, davantage d’entrées, davantage d’accommodements. Sa position personnelle semble, sur ce sujet essentiel, délibérément hostile à une opinion publique pour laquelle il n’a probablement pas un grand respect.

Il est naturellement impossible de prévoir, aussi tôt dans le quinquennat, s’il sera pour finir un échec ou un succès. Le président a pour lui l’esprit d’analyse, une réelle flexibilité, et une volonté passionnelle d’être aimé. Il a plus de temps qu’il n’en faut pour redresser la barre, annoncer et mettre en œuvre des mesures populaires et trouver un ton plus juste dans sa communication. Et pourtant, je serais plus optimiste si les reproches qu’on pouvait lui adresser concernaient son action ou ses projets. Ceux-ci, à ce jour, sont modestes, mais respectables. La principale faiblesse que la France a découverte chez Emmanuel Macron ne concerne pas son action, mais sa personnalité même : la seule chose que les calculs politiques les plus habiles ne savent pas modifier.
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